C'est la 1ère fois que je laisse couler autant d'eau sous les ponts sur mon blog... Légèrement débordée, assez occupée et totalement désintéressée de "la chose" pourrait bien résumer la situation du comment et du pourquoi.
D'abord, la vie reprend lentement son cours dans mon existence. La routine avec les enfants est bien implantée et je parviens assez bien à tout gérer seule, comme je me dois maintenant de le faire. Je prends la semaine où ils sont avec leur papa pour faire les affaires "plates" (ménage, courses, rendez-vous et autres du genre) et la semaine où ils sont avec moi, j'essaie d'être le plus possible "toute là" pour eux et faire des choses avec eux, ce que je ne faisais pas du tout dans mon autre vie. Ça aura au moins eu ça de positif... Je passe encore pour la pas fine et la maman plate de temps en temps, mais leur éducation est toujours aussi primordiale pour moi alors ce n'est pas parce que je gère le tout seule 1 semaine sur 2 que je vais être plus fine et plus gentille pour autant. De plus, ce qu'il y a de bien à travers ça, c'est que Pat et moi avons la même vision tous les deux sur quoi faire, quoi dire et quoi ne pas faire et quoi ne pas dire. On s'accroche bien le toupet de temps en temps mais de façon générale, ça va très bien.
Ma nouvelle propriété m'a amplement occupé cet hiver et ce printemps. Après avoir débuté avec la pose de plancher flottant au sous-sol l'hiver dernier, j'y suis allé avec la pose de céramique dans ma cuisine en avril et j'ai investi beaucoup de temps sur l'aménagement extérieur. J'ai rencontré de bons (et assez gros) problèmes, mais j'ai la chance d'être bien entourée par "mes gars" qui ont eu pitié de moi et qui sont venus mettre l'épaule à la roue pour m'aider. Ça m'a permis de solidifier une amitié que je savais déjà bien ancrée avec mon gros loup. Une chance que je l'ai, lui... Il y a aussi ma belle Danielle, qui m'a épaulée, supportée, consolée et écoutée à toutes les fois où j'en avais de besoin. Elle est aussi venue se mettre à quatre pattes sur mon terrain pour me permettre d'avoir de belles plate-bandes. Sans elle, je n'aurais jamais pris la peine de fleurir mon chez moi, c'est sûr. Je me suis donc reposée sur ces deux personnes-là pendant les derniers mois et ils se sont tellement bien occupé de moi...
Côté coeur maintenant. Dossier assez "nébuleux", je dirais. Pourquoi nébuleux? Parce que, sans être dans le brouillard totalement, je dirais que les occasions qui se sont présentées à moi étaient assez bizarres... et rien n'a vraiment cliqué. Les cas intéressants étaient majoritairement "casés", c'est-à-dire mariés ou en couple. Les hommes sont vraiment drôlement faits là-dessus et j'ai de la difficulté à comprendre cet état de chose. Comment est-ce qu'ils peuvent dire aimer leur femme et aller voir ailleurs? Je veux bien croire qu'un moment donné, le temps passant, les relations "intimes" peuvent s'échelonner sur le temps et/ou être moins fréquentes, mais il me semble que, quand on aime, il n'y a pas juste ça et que ce n'est pas envisageable d'aller voir ailleurs, non? L'appât du gain? L'attrait de la nouveauté? Le désir de plaire? Name it! Ce n'est pas une excuse pour moi et même si certains dossiers étaient plus que juste "intéressants", je me suis abstenu. J'ai quand même un minimum de principes, moi-là...
Après le nébuleux, il y a le "potentiel". Pourquoi potentiel? Parce que je ne sais pas encore où ça me mènera. C'est l'histoire d'un gars bien établi, séparé, avec un enfant en garde partagée, paraît bien, correct, attentionné, doux et tout, et tout, et tout... Je lui plaît bien, il me trouve jolie et m'apprécie pour ce que je suis. Où est le "problème" donc? Je suis tellement sur les freins... Pas croyable... Pourquoi? Je cherche... Pas prête pour une nouvelle relation, peut-être? Honnêtement, je ne crois pas que ça soit ça. Quoi d'abord? Aucune idée, pour vrai. Peut-être est-ce une entrave à mes valeurs et ça m'empêche de foncer. J'explique : je ne me vois sincèrement pas déménager où que ce soit pour faire vie commune avec un autre homme. Le topo : moi, mes deux enfants, lui, son enfants. Tous dans la même maison une semaine sur deux ou entrecoupés? Ne-non, ne-non, ne-non! Et que non, non, non. Semblant de vie de couple chacun chez soi, sans que les enfants soient impliqués. Peut-être davantage. Mais est-ce que ça se peut, ça? Me semble que c'est voué à l'échec, non? Ou du moins, tant que les enfants sont jeunes. Après, on verra. Mais est-ce que j'aurai la chance de me rendre à "l'après"? J'pense pas, moi...
D'un autre côté, je me pose peut-être trop de questions... Il est hors de tout doute que mes enfants auront toujours priorité sur tout, tout, tout. Pas question que je les tasse au profit d'un homme, quel qu'il soit. Loin d'être plaisant de se faire mettre de côté et/ou abandonner carrément... Je sais que je me dois de me laisser la chance de vivre une nouvelle relation, mais est-ce que j'y crois? Pas sûre... Je peine à penser que le grand amour est à nouveau une possibilité pour moi et que ça se puisse de retrouver le bien-être d'être avec un homme. Refaire ma vie? Pas sûre non plus. Je dirais plus la continuer. Je me suis même fait à l'idée de vieillir seule, même si ce n'est pas super emballant comme image. J'aime mieux être seule que d'être mal accompagnée... En tout cas, on verra bien où tout ça me mènera. Je crois devoir laisser une chance à ce prospect, question de savoir si ça se peut. Si ça ne se peut pas avec lui, je pense que ça ne se pourra jamais... À suivre, donc.


