dimanche 30 septembre 2012

De décisions capitales en décisions capitales


C'est ma tasse de thé depuis les six derniers mois.  D'abord, le choix que j'ai fait de me séparer physiquement de mon mari et d'aller de l'avant suite à cette décision (location de l'appart, garde partagée des enfants, etc.).  S'en est suivi un paquet de réflexions à savoir si je retournais en couple ou si j'arrêtais tout ça là.  La plupart des gens de mon entourage (direct et indirect) le savent : nous divorcerons.  Pat et moi en sommes venus au même résultat, ce qui est quand même bien, non?  Nous ne souhaitons plus continuer ensemble notre route, mais nous serons toujours co-équipiers dans la vie de nos enfants; c'est très clair pour nous.  

De ce choix découle une panoplie d'autres décisions : le choix du médiateur familial, la séparation de nos biens, la décision à prendre quant à mon futur chez-moi, etc.  J'en ai visité des condos, jumelés, maisons de ville et bifamiliales... et j'ai trouvé mon coup de coeur. Mes critères, outre le prix (que j'ai dépassé, bien évidemment), n'étaient pas très compliqués : de la place (salle familiale au sous-sol) pour que les enfants puissent jouer à l'intérieur quand le temps est maussade, trois chambres pour que mes enfants aient la leur (comme à la maison), un emplacement pas trop passant dans Charlesbourg, St-Émile ou Beauport, de la nature pas loin et quelque chose de récent.  L'acte de vente est signé, conditionnel à la vente de ma maison ou au rachat de ma part par Pat.  Déjà qu'on paie une hypothèque et un loyer, ce n'est pas tellement le temps d'en rajouter davantage, je dirais.  Reste à savoir comment ça se règlera chez le médiateur et combien de temps ça prendra avant que ça se règle (je suis toujours aussi patiente (sic!?)).  Un autre dossier de presque réglé.  Il reste à décider qui garde quoi et combien ça se monnaie, tout ça.

Comme si ces dossiers n'étaient pas assez, j'ai mon ancien employeur (où j'étais avant de faire le choix de rester à la maison avec les enfants) qui m'a appelé vendredi passé à 16:00 pour m'offrir deux emplois (j'ai l'embarras du choix, qu'il dit).  C'est parce que c'est environ la 8è fois qu'il revient à la charge, après avoir effacé autant de refus!?  Je trouve ça "quelque chose" qu'il me veuille à ce point et ça flatte mon égo mais ça me turlupine cette fois, plus que les autres.  Pourquoi?  Parce qu'il m'offre des conditions similaires à celles que j'ai présentement mais en rajoute avec les avantages sociaux et le salaire, entre autre...  J'veux pas avoir à réfléchir à ça, moi!  Je ne veux pas avoir à me poser la question si ça vaut la peine ou pas.  Je suis tannée d'avoir à faire des réflexions qui influenceront le cours de ma vie présentement.  J'ai le cerveau qui veut me sortir par les oreilles.

Je suis bien où je suis présentement : mes collègues de travail sont devenus des amis et le climat au bureau est très agréable.  Comme partout ailleurs, il arrive que ça brasse, mais même quand ça brasse, ça se passe bien.  J'apprécie aussi la tâche que j'ai à accomplir alors c'est tout dire, non?  Pourquoi j'hésite?  Parce qu'un revenu supplémentaire ne serait pas à dédaigner avec les responsabilités qui s'en viennent, qu'un fond de pension serait le bienvenue, tout comme des assurances-médicaments/dentaires.  De plus, ça me titille de retourner travailler-là : l'équipe était vraiment stimulante et j'avais un réel plaisir à travailler avec eux.  J'ai retrouvé cette ambiance là où je suis présentement et si ça se trouve, j'ai même trouvé plus.  Changer quatre vingt-cinq sous pour un dollar : non merci.  J'irai probablement m'asseoir avec mon patron demain car je dois donner ma réponse à "l'autre" demain p.m.  Mettre cartes sur table, c'est toujours ce que j'ai fait et ça m'a bien servi jusqu'à maintenant.  On verra bien...

samedi 1 septembre 2012

J'en ai plein le cul


C'est clair.  

Plein le cul du monde qui ne savent pas ce qu'ils veulent.  Plein le cul des incompétents.  Plein le cul des innocents pis des imbéciles.  Plein le cul des "pas branchés".  Keep it simple, sacramant, me semble que c'pas compliqué!?  Faut croire que c'est pas aussi évident pour certaines personnes...  C'pas vrai que je vais me pourrir l'existence présentement avec ce genre de chose : ma vie est déjà assez remplie de ce côté-là, merci.  Il y a des coups de pieds au cul qui se perdent, c'est pas croyable.  Je feelerais tellement pour en botter une quantité industrielle de cul présentement...  Bâtard de marde!?  J't'en beau tab...

Ben oui : je l'sais qu'y a pas grand'monde qui va comprendre ma "sortie", mais j'm'en fout : juste besoin d'évacuer, de faire sortir la pression.  Tellement enragée que je pourrais gagner le Tour de France si j'embarquais sur un vélo présentement.  Je viderais une couple de chapelles pis je ferais honte à l'humanité si je mettais en mots ce qui me passe par la tête.


vendredi 24 août 2012

Maudit cancer à marde


La nouvelle est tombée cette semaine : une personne très proche de moi en est atteinte. Cancer du poumon avec, "en prime", le cancer des os.  Typiquement familial.  J'ai perdu ma tante Fleur en juin dernier à cause de ces cancers-là, mon oncle Bertrand en octobre d'avant et ma mamie aussi il y a six ans.  Mon grand-père maternel en est aussi mort il y a longtemps.  On s'entend-tu pour dire que le profil familial est nettement dressé?  On a beau s'attendre à se le faire dire un jour ou l'autre et ne pas être surpris par le verdict, ça fesse quand même.  Particulièrement quand on n'est pas "trop vieux" encore.

La pub à la télé, où les gens apprennent la maladie et "revolent" par en-arrière avec leurs chaises, c'est tellement vrai.  C'est l'effet que ça m'a fait.  Je suis sur le cul complètement et j'ai de la misère à en revenir.  Ça me vide et j'ai de la peine.  Intense.

Je sais que "ma parente" ne veut pas qu'on la prenne en pitié, qu'on la couve.  Pas mon intention non plus.  Cependant, je lui ai dit que j'étais-là.  Derrière sa carapace en béton armé, que je sais comment aller percer, elle a de la peine et est sûrement en beau calvaire après la vie.  Sa peine, elle doit l'avoir pour ses enfants particulièrement, j'en suis sûre. Je serai là pour eux aussi, ils le savent.

Reste juste à avaler la pilule.

dimanche 19 août 2012

Le coin-travail de mon p'tit homme

Lui aussi, il est prêt pour sa 1ère année.  Merci à ma tante Ginette pour la livraison personnalisée!


samedi 18 août 2012

Une autre étape de franchie


Le rendez-vous chez la psy est pour ce mardi soir.  Après avoir jasé un brin au téléphone avec, je pense que la connection est pas pire.  Je ne veux rien savoir de payer 80$/heure pour juste me faire écouter : j'ai besoin d'avoir un retour, un avis, un point de vue sur la façon dont j'ai géré ma séparation à ce jour.  J'ai également besoin d'outils et/ou de pistes qui me permettront de savoir ce que je déciderai au final.  Je ne dis pas que ce psy me donnera du "tout-cuit" que je n'aurai qu'à transposer cela dans ma vie par la suite ni que c'est elle qui me dira quoi faire et comment le faire (de toute façon, je ne le ferais pas si c'était le cas - mon esprit de contradiction).  J'espère juste que je sortirai de là avec les idées claires.  Dossier à suivre.

À ma "pas-grande-surprise" (même si j'ai espéré me tromper), c'est moi qui me retrouve avec l'entretien de l'intérieur de la maison et celle du logement en plus.  On m'avait prévenu...  C'était supposé être égal : Pat, l'extérieur et moi, l'intérieur.  Comment on peut mettre ça sur la même ligne, faire la pelouse à la semaine et faire le ménage d'une maison + un 3½?  Peut-être que je calcule mal...  En plus, je fais le ménage total de la maison le samedi et je quitte le dimanche pour la semaine!  C'est même pas moi qui en "profite".  Quand j'arrive au logement, je fais le ménage parce que je n'ai pas été là de la semaine, que ça ne sent pas le "tout frais, tout propre".  Ok, ce n'est pas trop long entretenir 400 p.c., mais une toilette à laver, ça reste une toilette à laver, une douche également de même qu'un plancher, non?  Bah, faut croire que je choisis mes batailles et que celle-là ne fait pas partie des enjeux capitaux de la guerre.  M'en va en parler à la psy, tiens.

Cette semaine, les enfants étaient avec moi.  Il ne leur reste plus qu'une semaine de vacances avant le retour en classe.  Nous avons réussi à bien nous arranger pour ne pas que les trois semaines où nous n'avions plus de vacances à écouler Pat et moi, soient trop dommageables pour nos finances.  Une gardienne à la maison la 1ère semaine, 3 jours payés par du temps accumulé + 2 jours de travail pour moi la seconde semaine et Pat travaillera à partir de la maison la semaine prochaine.  Donc, aucune perte de revenus.  C'est rassurant pour le porte-feuille.

Pendant mes 3 jours à la maison, j'ai identifié et rangé tout le matériel scolaire des enfants, même chose pour leurs vêtements d'éducation physique et leurs espadrilles.  Le ménage de leurs gardes-robes aussi était fait, afin qu'ils repartent à zéro leur ramassage de bricolages, travaux divers et autres. Ils sont prêts, quoi.  Moi aussi, on ne se fera pas de cachette.  Pas que je sois tannée d'eux; ils "virent en rond" des fois et j'ai hâte que leurs méninges soient à nouveaux sollicités.  Ils verront leurs fins de semaine pas mal moins plates que le temps qu'ils passent à la maison présentement, j'en suis sûre.  Plus qu'une semaine avant le retour des collations, des lunchs et des leçons.  Je m'ennuyais pas de ça tellement, par contre.  



mercredi 1 août 2012

Y'a des jours plus difficiles que d'autres


Et aujourd'hui, c'est une journée comme ça.  En fait, davantage une soirée, disons.  Pat et moi en étions à la planification du weekend qui vient, question d'organisation de qui a les enfants, quand et comment, mettons.  Samedi, ma belle-famille fête ma filleule qui a eu 4 ans dernièrement.  N'ayant pas reçu d'invitation officielle comme tout le monde et ne sachant pas si ma présence était requise ou non, j'ai demandé à Pat si j'y allais.  Il m'a répondu que, compte tenu des circonstances, il serait mieux que je n'y soit pas.  Je comprends et je n'y serai pas.  Mais crime que ça me fait de la peine...  Il y a quelques temps, ma grenouille a mentionné à sa maman qu'elle voulait sa Tatie à sa fête.  Je ne m'octroie pas davantage de mérite par rapport à qui que ce soit dans son coeur mais je le sais que j'occupe une tite-place à part (comme elle dans le mien) et je trouve ça vachement dur ce bout-là.  Je sais que ça va passer mais en attendant, c'est triste.
J'ai aussi "obligé" Pat à retourner au loyer ce soir, même s'il était tard, même si c'est juste pour 2 soirs, même si. Sur 10 jours de vacances, j'en suis partie 5 et il était à la maison.  Je sais qu'il déteste l'appartement, je sais qu'il n'aime pas y être, je sais tout ça.  Je me sens méchante, pas fine, coupable de le sortir de sa maison.  Il me dit que je n'ai pas à me sentir comme ça, que j'ai raison de lui "rappeler" l'entente et que c'est correct.  Mais il s'essaie quand même et je n'aime pas ça.  Quand on s'est parlé hier, au téléphone (j'étais au Lac avec les enfants), il m'a dit de prendre mon temps.  Je pense que c'était vraiment pour "bien faire" qu'il m'a dit ça, mais je ne peux m'empêcher de penser que ses propos ont été mentionné dans le but de retarder le plus possible son temps au logement.  Je le savais, avant qu'il me demande de rester coucher ce soir de même que le restant de la semaine, qu'il me le demanderait. 
C'est le genre de conversation qui me vide totalement, qui me siphonne littéralement et qui me cause bien des tourments.  Je sais que je dormirai mal et que ma balance de vacances va en être affectée.  Pas tellement gaie, la madame.  
Torture est le mot qui me vient spontanément à l'esprit quand je pense à ma situation de couple.  Je trouve que je fais durer "le plaisir".  Est-ce que ça serait mieux et/ou plus simple si on finalisait ça maintenant?  Quitte à recommencer à neuf complètement si c'est ce qui doit se passer?  Vendre la maison et tout séparer, se refaire chacun de notre côté?  Je ne le sais pas, mais j'ai tendance à dire oui à toutes ces questions.  Lui?  Je ne connais pas son point de vue. 

J'ai l'impression d'avoir la vie de trois personnes entre mes mains et que tout dépend de moi.  C'est lourd à porter.  Par contre, je ne recule pas : la séparation reste la solution pour moi.  C'est le comment et le "jusqu'à quand" qui me posent problème présentement.  Ça prends quoi pour dire que c'est fini ou que ça continue?  Le psy refait surface.  J'en contacte un demain, probablement.  Pas que je sois mêlée : je pense avoir besoin d'un coup de main pour mettre les choses en ordre.  On verra...  Me semble que je la sers souvent, celle là...


dimanche 15 juillet 2012

Étape par étape - 5 minutes à la fois


J'ai dans l'idée d'aller consulter un psy, question de vraiment savoir si la décision que j'ai prise au sujet de ma séparation est la bonne (mon doute se trouve davantage du côté de "l'après" que du fait d'avoir pris la décision).  Je fais présentement faire l'étude de mon dossier financier par un spécialiste.  Je regarde aussi les jumelés/maisons de ville/condos.  Je ne dors pas beaucoup; je pense, repense et re-repense.  L'incertitude est encore bien présente et je change d'idée aussi souvent que je change de culottes.  

Suis-je fixée?  Non.  Est-ce que j'en sais un peu plus qu'il y a quelques mois?  Oui.  Il me faut avoir une conversation avec Pat afin de savoir où lui est rendu et afin de lui dire où moi aussi, j'en suis (autant que possible, en tout cas).  Il faut dire qu'il s'est passé "un petit quelque chose" la semaine dernière, qui m'a révélé bien des choses dont je doutais jusque-là.  N'allez pas croire qu'un Don Juan (ou autres de la sorte) ait sévi à mon endroit (ou moi face au sien), pas du tout.  Je vous laisse à vos spéculations sur la nature de ce "petit quelque chose".  Donc, conversation à suivre sous peu, j'imagine.

Côté travail, ça se passe très bien.  Très occupée que je suis, je ne m'en plains pas.  J'imagine que l'été, dans le monde de la construction, c'est fou pour à peu près tous ceux qui y travaillent.  Les vacances arrivent et je ne suis pas fébrile plus que ça.  J'ai du potentiel de "work-a-holic", je pense.  Au menu?  Séjours chez mon papa, chez ma maman, dans "ma"région.  J'ai l'intention d'aller végéter sur le bord de "mon" lac, avec mes enfants.  L'incontournable Zoo de St-Fé. sera aussi à l'affiche, tout comme un "détour" chez ma mamie (et peut-être me téter quelques dodos au chalet, tant qu'à y être).  Une visite dans les Cantons-de-l'Est se dessine aussi; toujours du côté de la famille.  Autre chose?  Ouais : le ménage de la maison.  Tout est négligée depuis le jour "S" : les chambres des enfants, le sous-sol, les gardes-robes, les murs, les rideaux, les armoires, la cuisine, etc., etc., etc.  Il me faut ranger les choses d'école de la dernière année des enfants afin de faire de la place pour la nouvelle année scolaire qui commencera sous peu (déjà...).  Mon "bébé" en 1ère année...  que ça va vite.  Ma grande en 2è année... elle a déjà hâte. Du travail sur la planche, comme on dit.  Je réserve ce genre d'activités pour les jours de pluie, tout comme le cinéma potentiel avec les enfants.  Pas de grands événements vacanciers cette année, donc.  Ça fait quand même 4 semaines bientôt que les enfants sont en vacances avec leur papa, qui se fait un devoir de faire activités après activités : la marche est haute pour moi...  Ils vont probablement trouver leurs vacances avec maman ordinaires, que je me dis...  Je n'ai pas la nature d'un g.o., ni la "drive" non plus...


mercredi 6 juin 2012

Culpabilité, doute, insomnie, colère


C'est ma tasse de thé de ces temps-ci.  Autant je dormais, autant je ne dors plus trop bien.  Le hamster "spin" à fond dans la roulette.

Je me sens coupable.  Coupable de penser à moi, coupable de foutre sans dessus dessous la vie de 3 personnes, coupable de ne plus être aussi présente dans la vie de mes enfants, coupable de tout.  Ça fait que je n'ai pas plus de patience que j'en avais, que je ne suis plus capable de me la fermer et de laisser aller.  Je "feel" cheap.

J'ai le goût de "varger" dans les murs, de gueuler jusqu'à ce que plus aucun son ne sorte.  Pat m'a dit la semaine passée que j'étais comme un volcan; je pense qu'il a raison.  Je n'exploserai pas; je sais me contenir et je vais me contenir.  Je ne suis pas fâchée envers personne; juste envers moi.  Je m'en veux.

Je m'en veux de m'être oubliée, de m'être occupée de tout mon petit monde, d'avoir tout mené à bras-le-corps.  Déception.  Déçue de ne pas avoir eu de partenaire à la hauteur.  Prise de conscience qui fait mal.  Pas à la hauteur moi non plus.  Pas une bonne partenaire non plus.  Échec total.  Je n'ai jamais été une "colleuse", autant petite qu'adulte, mais crime que j'aimerais ça me faire prendre dans des bras solides (ben oui, comprendre ici des bras d'hommes - pas pour autre chose que juste ça).  Juste me faire serrer fort, ben ben fort...  Me recroqueviller en ti-paquet pis pu penser pendant une couple de minutes.  Décrocher de ma tête.

Moment de faiblesse?  Baisse de la garde?  Remords?  Non.  Peut-être : épisode "normal", j'imagine.  Tout ça, ça va avec le doute.  Le maudit doute.  Est-ce que pris la bonne décision, est-ce que je fais les bonnes choses, est-ce que je réfléchis de la bonne façon, etc. etc. etc.  J'imagine que c'est une bonne chose que je me pose tant de questions et que je doute.  Un psy?  Pourquoi?  Je sais ne sais pas encore ce que je veux mais je sais ce que je ne veux plus; c'est déjà ça de pris.  Pas maintenant, peut-être plus tard.  Ça fait une couple de semaines que je pense à appeler mon doc pour qu'elle me fasse la prescription; j'imagine que ça fait son chemin tranquillement pas vite.

Je suis fatiguée aussi; tellement fatiguée.  C'est pas reposant de penser; je plains les génies.  

C'est pas jojo, cette petite réflexion, mais c'est ça pour maintenant.  Je sais que ça ne restera pas comme ça toujours et je me rassure toute seule.  En vieillissant, je conçois plus facilement que c'est vrai que le temps arrange les choses et qu'il faut se le donner, ce temps-là.


vendredi 11 mai 2012

Je dors tellement


On dirait que je rattrape les 7 dernières années et demies...  Je me couche vers les 19h30, je m'endors à peine 5 minutes après avoir posé la tête sur l'oreiller et je me réveille aux alentours de 4:30-5:00 le lendemain matin.  Environ 9 heures de sommeil par nuit.  C'est plus du double auquel mon corps s'est adapté durant les dernières années.  

Pour vrai, avant (lire ici, avant ma séparation et bien des années antérieures également), lorsque j'avais dormi un bon 4 heures d'affilées, c'était la norme pour moi.  Et cela, entrecoupé de multiples réveils plus ou moins longs.  Je me levais généralement fatiguée et je trainais de la patte.  J'avais un "down" après le souper mais tout un regain vers 20:00.  J'étais rarement au lit avant 22:00-22:30.  Plus maintenant!  C'est certain qu'à dormir comme je le fais, c'est difficile de faire autrement, mais quand même.  Mais même quand je "pouvais" dormir, je ne dormais pas : je pensais à tout ce que je n'avais pas fait, à ce qu'il fallait que je fasse le lendemain et à ce qu'il me restait à faire sous peu.  Le hamster "spinnait" pas mal à temps plein dans la roulette, mettons.

Je serai honnête : les 1ères semaines qui ont suivi ma séparation, je ne dormais pas trop bien.  Même si mes "anciennes" nuits étaient peuplées de ronflements qui n'étaient pas les miens (sic!?), j'avais toujours bien quelqu'un à côté de moi.  Je qualifierais ce "quelqu'un" de sécurité.  En me séparant, j'ai perdu ma "sécurité" et je pense que ça a nuit à mon sommeil.  Je dormais 1-2 heures, je me réveillais 1-2 heures et je lisais.  Je me rendormais, je me re-réveillais, je re-lisais, etc.  Ça a duré un bon 3 semaines, cette affaire-là.

Maintenant, j'ai toujours besoin de lire (et oui, le goût de la lecture est revenu - j'ai 2 bouquins de lus en 4 semaines) avant le dodo.  Je pense que ça m'est aussi vital que de respirer (ok, j'exagère).  Ça me permet de tirer un trait sur ma journée, de faire une coupure nette et de "m'enfermer" dans ma bulle, sans penser à rien d'autre que l'histoire qui se passe sous mes yeux.  Ça me fait un bien immense, je pense.  Ça faisait des années que je n'avais pas éprouvé autant de satisfaction à lire.  Ouais : même si je suis une croqueuse de livres et que je lis à la vitesse de l'éclair, je me rends compte maintenant que j'avais perdu l'essence même du plaisir de la lecture : l'évasion.  Soupir...

Quoi d'autre?  Bah...  Pat et moi avons trouvé ce qui, je pense, est le compromis idéal pour les enfants : un logement pour celui de nous deux qui n'aura pas les enfants pendant la semaine.  L'autre parent sera à la maison, avec les enfants.  Génial!, que disent plusieurs. C'est vrai que c'est génial pour les enfants et que ça permet à l'autre parent de se retrouver seul avec lui-même.   Mais ça me fait un peu "freaker" de me retrouver dans un sous-sol de maison, rénové à 100% il va s'en dire, mais sous-sol quand même.  Et pas sous-sol chez moi : sous-sol chez quelqu'un d'autre.  Je sais que je vais m'y faire et que je vais tenter de rendre l'endroit aussi agréable que possible, mais ce n'est pas évident pour moi.  Je vois ça comme une 2è maison, où il devrait être agréable de se trouver.  Je ne pense pas que ça sera ça...  Plus comme un "passage obligé", une place où on ne veut pas nécessairement être mais où on n'a pas le choix d'être.  Je sais que je m'y ferai, mais je n'aime pas la sensation que j'éprouve présentement face à ça.

Une autre affaire : c'est fou ce que l'annonce de ma séparation cause comme réflexions chez autrui, tout comme comportements également.  Je m'explique : je me suis fait faire un tattoo, j'ai changé la couleur de mes mèches, je me suis procuré quelques vêtements (que j'ai acheté au Village des Valeurs, quand même), j'ai perdu des kilos, j'ai agrandi mon cercles d'amis (et comprendre ici qu'au pluriel, le masculin l'emporte toujours sur le féminin) et j'en passe!  Commentaires généralisés : "C'est parce que tu te prépares à aller à la chasse que tu fais tous ces changements.  Tu retombes à l'adolescence ou quoi?  Ouin, le prochain qui va te ramasser n'a qu'à bien se tenir" et autres du genre.  Mise à jour générale : je ne vais pas et je ne compte pas aller à la chasse d'abord.  Je n'ai jamais été amateur de bars, brasseries, discothèques et autres du genre et ça n'a pas changé.  Seul bémol : il m'arrive d'aller au 5 à 7 du bureau le jeudi où je n'ai pas les enfants et je suis de retour à la maison vers 20:30.  Tout un événement.  Oui!  Tout un événement dans mon cas!  Cette journée-là, je n'ai pas à me soucier de planifier le souper l'avant-veille, de le cuisiner la veille et de le mettre dans des assiettes, prêt à réchauffer pour le soir où je serai absente.  Pas de collations à faire non plus, de douches à superviser, de lavage à plier, d'arguments à trouver pour que ma sortie, en pleine semaine sur l'heure du souper, passe mieux.  Mais surtout, pas de sentiment de culpabilité parce que j'ai manqué à mon devoir.  C'est plate, mais c'est vraiment comme ça que je le ressentais "avant".  Même si j'avais le feu vert, je sentais que ça coûtait et ça, ça me fait remonter la bile dans la gorge.

Dans la lignée de la mise à jour générale, je rajouterais que je ne retombes pas non plus à l'adolescence.  C'est le commentaire que Pat a fait quand je lui ai dit que je m'étais fait tattouer.  V'savez quoi?  Mon tattoo, ça fait des années que j'y pense.  Je me disais : "Quand tu auras perdu (si un jour, tu perds) les kilos que tu veux perdre, tu iras te le faire faire", entre autre.  Je le sais que Pat n'aurait jamais accepté que j'aille me le faire faire : c'est juste pas dans sa "nature".  Payer pour ça?  Jamais dans 100 ans.  Je n'ai pas fait de régime; j'ai maigri "tout seul" et mon tattoo, je l'ai fait faire parce que j'avais le goût pour moi, tout simplement.  Ça, c'est comme la musique d'Offenbach et/ou de Metallica; c'est pas dans sa nature non plus mais moi, j'ai toujours aimé cette musique-là.  Ben viarge, ça faisait à peu près 15 ans que je n'avais pas écouté ces groupes.  Pas 4 jours en ligne, non!  Juste 5-6 tounes dans le piton, ça fait la job pour un p'tit bout.

Je me demande à quel point j'étais rendue professionnelle dans l'art de la concession et je pense que je ne veux pas trop le savoir, dans le fond.  Trop épeurant voire inquiétant, je dirais.

Tous ces "changements" que je fais et qui s'opèrent en moi, je les fais pour moi, mais tellement juste pour moi.  Purement égoïste et entièrement assumée.  Il n'y a aucune intention ni volonté de ma part de combler le poste (et la place) de l'homme que j'ai quitté par un autre.  Pas que je ferme les yeux et que je ne veux rien savoir des hommes.  Non.  Je suis tellement bien seule et j'apprécie tellement les moments que je passe avec moi-même que je ne veux pas vivre autre chose présentement.  Bien honnêtement, je trouverais ça trop compliqué de me retrouver avec un autre homme présentement.  Et je n'ai juste pas le goût alors ça règle le dossier pour le moment.

Je sais, je sais : le sexe dans tout ça?  Le sexe...  Le sexe...  Il était en hibernation dans mon couple depuis des lustres, avec quelques envolées de temps en temps, mais sans plus.  Là encore, j'ai tendance à prendre le blâme.  Je ne veux pas trop m'étendre sur le sujet (jeu de mot poche, ici), mais je me demande sincèrement comment j'aurais pu faire autrement.  La seule avenue que je vois présentement de ce côté (et ce n'est pas un secret pour Pat - je lui en ai parlé), c'est un bon vieux "fuck friend". Les gros mots, les gros mots.  Je ne cherche pas ça non plus.  Il faudrait d'abord que j'ai des "prospects", ce que je n'ai pas et que je n'ai pas non plus l'intention de magasiner.  Personne dans la mire ni dans le colimateur.  Et puis, soyons honnêtes : on a beau être en 2012 et, parait-il que ça soit "normal" d'en avoir, ce n'est pas dans mes "cordes" : j'en n'ai jamais eu et j'aurais de la difficulté avec le principe même de la chose, je crois.  Je n'ai pas le radar ouvert pour quoi que ce soit qui concerne la gente masculine (parce que je n'ai pas l'intention de virer lesbienne, loin de là), mais je serais complètement aveugle de dire que ma séparation n'a rien changé pour l'espèce mâle qui règne autour de moi.  Même s'ils sont tous bien "casés" et qu'aucune lumière rouge d'alerte potentielle ne s'allume, je sais que leur regard a changé : je le sens.  Ou bien je me fais des "accroires", tout simplement, pourquoi pas?  Je ne me vois pas du tout comme une bombe, loin de là.  Mais j'avoue en tout humilité que je me sens bien dans ma peau et que je dégage fort probablement beaucoup plus d'assurance que j'en avais il y a à peine quelques semaines.  Alors, s'il y a quelque chose qui joue dans les changements que j'opère sur et dans ma personne, c'est là que ça se passe selon moi et non dans la couleur de mes cheveux, mon tattoo ou mes vêtements.

Mes amours d'enfants occupent mon coeur de mère amplement et j'aspire leur rendre la maman qu'ils ont perdu il y a trop longtemps déjà, quand je les voulais tellement que j'en voyais plus clair.  Ça aussi, je l'avais oublié.  Je ne me rappelais plus à quel point je les ai voulu et ça m'attriste bien gros de voir comment je les ai tassé au profit de je ne sais même pas quoi.  Le train-train à faire rouler?  Les tâches?  Je ne pense pas : je pense les avoir "embarqué" dans ma "to do list", avec le reste, et c'est tellement pas drôle de prendre conscience de ça.  Je suis passé à côté de la track et j'ai bien l'intention de rembarquer dessus, pour le bénéfice de mes enfants d'abord et du mien ensuite.  

Ça semble facile, quand je me relis.  Drôle aussi.  Oui, un peu des deux.  Mais un peu seulement.  Je ne me ferai pas d'illusion sur ce qui s'en vient peut-être : solitude, misères financières, entre autre.  J'y pense et je le sais.  J'y repense et je ne le sais plus.  Ça serait tellement plus facile de faire marche arrière.  Ma coiffeuse me trouve courageuse.  Je comprends son point de vue, mais je ne le vois pas comme ça.  C'est vrai que pour tout foutre en l'air et repartir sur autre chose, ça doit prendre du courage.  De l'inconscience aussi sûrement.  Inconsciente, moi?  Non, pas dans ce dossier. Je ne sais pas encore où ça me mènera, cette pause.  Je ne sais pas non plus où ça mènera Pat.  Je parle de moi sans fin, mais je ne sais pas où il est rendu, lui, et s'il s'en va à quelque part non plus.  Il faudrait s'en parler, j'imagine.  Je sens qu'il y a des secrets, des zones grises qui ont fait leurs apparitions dans nos vies.  Normal, sûrement.  Ça fait bizarre, c'est certain. Je réfléchis encore et encore et je ne sais pas trop où ça me mènera.  Présentement, je sais juste où je ne veux pas que ça me mène : à ma vie d'avant, et c'est une bonne découverte pour moi, ça.


vendredi 27 avril 2012

Comment ça se passe?


 Je ne le sais pas trop encore.  Je me fais demander : "Pis, la vie de célibataire une semaine sur deux, comment ça se passe"?  Je ne sais pas trop quoi répondre.  Je ne me sens pas du tout comme une célibataire.  Ça fait plus de 7 années que je suis maman à temps plein, ménagère, cuisinière, épouse, amie, etc.  Ce sont des habits dont il est difficile à se départir, je trouve.  

Pour celui de maman, je sais : je le revêt pour le restant de mes jours, à plus ou moins divers niveaux.  Je ne veux pas m'en départir mais j'aspire à le remettre à neuf pas mal, disons. 

Quant à ceux de ménagère, cuisinière et épouse : ils sont sur la tablette et commencent à s'empoussiérer.  Je ne peux pas dire que ça me fâche et que je m'ennuie de ces habits-là pour le moment.  Je m'étais dit à mon moi-même que, quand je n'aurais pas les enfants, je ferais le "grand ménage" de la maison.  Même pas le goût.  Quand j'arrive le soir, après le travail, c'est un plaisir de prendre une longue douche chaude même s'il est juste 16:45.  Faire le souper?  Pas de stress : quelques légumes, un peu de fromage, un morceau de poulet ou des pâtes; ce n'est pas plus compliqué que ça.  Je n'ai plus le goût de faire des repas équilibrés et surtout, élaborés.  Écoeurantite aigüe de ça.  Pourtant, je pense que je suis quelqu'un qui aime cuisiner.  Ça reviendra peut-être un moment donné.  Me donner à fond en recevant?  Même pas le goût de recevoir alors, on repassera.

L'épouse et l'amie sont sur la tablette également.  Pour l'épouse, on sait comment et pourquoi.  Pour l'amie, parce que j'ai le goût d'être seule, je pense.  Je pourrais aller m'épivarder chez ma marraine, ma cousine, ma mère ou mon père.  Ça ne me tente pas non plus.  J'ai comme un fond de "vieille fille" rancie en moi présentement, je pense.  Je veux être toute seule, lire en pleine nuit si je me réveille avant l'heure, prendre de la bière et/ou une coupe (ou une couple de coupes!) de vin, me coucher frippée à cause de ça pis feeler croche pendant la nuit.  Je n'appelle personne vraiment, outre ma maman de temps en temps.  Je jase via Facebook ou Skype avec ma marraine et ma cousine et ça me convient parfaitement.  Sauvage?  Extrêmement. 

Ça brasse et ça bouge beaucoup au bureau de ce temps-ci (en fait, pas mal tout le temps) et je crois aller chercher le "bruit" dont je pourrais avoir besoin durant ce temps.  Sinon, dès que 16:00 arrive, c'est le calme plat et j'aime ça comme ça.

Aller au cinéma?  Non.  Club vidéo pour être certaine que si je m'endors sur le film, j'ai juste à faire 15-20 pas avant d'être dans mon lit.  Souper au resto avec des potes?  Non plus; trop dispendieux et je trouve le temps long.  Pourtant, mon budget se sent mal : j'ai dépensé (trop, dit Pat) pour moi.  Faut que je remette la somme, que je récupèrerais en vendant des choses de scrapbooking (loisir auquel je ne m'adonne plus - perte de passion, manque de temps).  27 morceaux de vêtements pour 150$ au Village des Valeurs et, oh comble du comble :  des "snicks" Puma à 85$ achetés chez Panda (boutique de chaussures pour enfants) au lieu de 129.99$ chez Sports Experts, dans les pointures pour dames.  Pures folies!?  J'arrête là l'ironie.

Quoi d'autre?  J'irai me faire faire des mèches vraiment blondes la semaine prochaine.  Ça fait des années que je le demande à ma coiffeuse et qu'elle refuse : "Tu vas être obligée de revenir me voir aux 3 mois et tu n'aimeras pas ça", qu'elle me répète depuis belle lurette.  Et bien, dans le cul!  Je me les fait faire pareil!  J'ai rarement fait de folie pour ma propre personne dans les dernières années.  La seule que je me permettait (et qu'il me fallait assumer côté financier), c'est le scrapbooking.  Je me déculpabilisais de dépenser pour ça en me disant qu'il me fallait bien me trouver quelque chose à faire pour me changer les idées de la routine de la maison.  Sinon, il y a eu la confection de gâteaux décorés avec du fondant.  Je n'ai pas eu le temps d'exploiter cet aspect bien longtemps parce que j'ai commencé à travailler en plein essor de ce loisir.  Là encore, il m'a fallu assumer pleinement mon désir de m'occuper les doigts parce que ce n'était pas utile à Pat et encore moins bon à manger : de la cochonnerie trop sucrée qu'il ne fallait pas donner à nos enfants. Il aimait mieux les "vrais" gâteaux.  Et bien, je me suis lancée et j'ai pas pire réussis.  Mais là encore, était-ce pour moi?  Pas vraiment parce que mon désir a bifurqué vers le désir de Pat d'avoir de "bons" gâteaux.  Au diable la déco. et le fafinage...

Une folie potentielle?  Peut-être un tattoo.  Ça fait des années que j'y pense.  J'ai même dessiné mon modèle et je l'ai peaufiné au fil des ans.  L'avis de Pat?  Pas sûre que ça passerait au conseil.  Encore moins au Ministère des Finances.  J'y pense de plus en plus sérieusement et je prends de l'info à grande pelletée.  Rendue là, il ne me reste qu'une marche à franchir...

La semaine seule avec mes enfants n'a pas été "hors de l'ordinaire".  Au départ, je voulais qu'ils récupèrent de leur semaine avec leur papa parce que je les sentais pas mal fatigués et j'ai trouvé qu'ils avaient les traits tirés.  18:30 (comme avant) tous les soirs, ils étaient au lit.  Le souper, les lunchs, les collations, les leçons, la vaisselle et les douches ont pas mal été mon beat de semaine, ce qui ne changea pas de ma routine alors que Pat était à la maison.  Des différences?  Pas vraiment.  J'ai généralement été toute seule, même en couple, à accomplir toutes ces tâches.  Il faut cependant que je mentionne (pour la postérité) qu'après avoir annoncé à Pat que je voulais qu'on se sépare, il a pris le taureau par les cornes et s'est forcé pour m'aider au quotidien.  L'effet que ça m'a fait?  Trop peu, trop tard, malheureusement. Oui, j'avais de l'aide, mais pas pour la bonne raison, selon moi.

Qu'est-ce que ma vie de célibataire m'apporte de plus que ma vie de couple/famille?  D'abord et avant tout, du temps.  C'est fou ce que ça me fait du bien de me regarder le nombril.  Maintenant, je peux aller à un 5 à 7 (même si je n'y vais pas, ça me fait du bien de pouvoir dire que je peux y aller - esprit de contradiction très présent, ici!?) sans avoir à préparer le souper pour la maisonnée avant d'y aller.  Je peux aussi me coucher tard (même si je ne le fais pas parce que je suis souvent fatiguée - esprit de contradiction encore ici) parce que je peux rester couchée le lendemain (particulièrement les fins de semaine).  Je peux aussi faire un ti-dodo le samedi et/ou le dimanche, en plein après-midi ou retourner me coucher après le petit déj. (ce que je me suis fait un plaisir de faire les deux fois où j'en avais la chance).  Me coucher pour un petit roupillon directement en arrivant de travailler, j'ai aussi fait ça!!  Partir pour le bureau à 6:30 le matin (oui, oui : c'est vraiment un "nananne" pour moi parce que j'aime commencer tôt), prendre mon café tranquille et prendre mon temps... Prendre mon temps...  Arrêter de courir pour tout, pour tout le monde chez nous.  Arrêter de penser à tout et tirer la plogue.  C'est ça que ça a de différent, ma vie de "célibataire".

Non mais, est-ce que tu penses à ce que tu vas faire de ton couple?  Tu peux pas rester "de même" indéfiniment!  Je le sais.  Je ne peux pas rester "de même", mais crime que ça fait du bien.  Réfléchir...  réfléchir...  Ça fait partie de mes "tâches" de célibataire : j'y pense, j'y repense et si je prenais ma décision demain matin, je ne pense pas avoir trop trop à chercher loin pour savoir.  Mais il ne faut pas que je m'arrête au bout de mon nez; il faut que je vois plus loin.  Je le sais.  Cependant, j'en suis encore incapable.  Je me pose et repose les mêmes questions et les réponses n'ont pas changées encore.  Une seule modification : je suis maintenant partiellement capable de ne plus trop me sentir sur les dents en présence de Pat.  Ça doit être positif, ça.

Parlant de positif, je ne peux passer sous silence le fait que, depuis que je suis retournée travailler, j'ai perdu 20 livres.  Fin novembre 2011, j'étais à exactement 172 lbs et maintenant, je suis à 152 lbs.  Plusieurs raisons expliquent cette perte de poids, la principale étant que j'ai, par la force des choses, arrêter de manger à tout bout de champs.  Mes collègues de travail (qui me voient 5 jours/7) l'ont même remarqué.  Pat?  Pas que je sache.  Je suis plus "petite" que lorsque je me suis retrouvée enceinte de ma fille et je file lentement mais sûrement vers mon objectif de toujours : 145 lbs.  En fin de semaine dernière, lors de mon premier samedi de "célibataire", j'ai repris quantité effarante de vêtements dans le but de les rapetisser et de ne pas avoir à refaire ma garde-robe.  Mon côté économe s'est fait sentir...  Des pantalons, des jupes et des chemises se sont enlignés sous les griffes de ma machine à coudre jusqu'à tard dans la soirée.  Contente?  Oui.  Mais un oui terni un peu : j'aurais aimé ça me faire dire que j'ai maintenant une "shape" pas pire par mon mari.  Un reproche?  Non.  Comment voir quelque chose de beau quand ça fait des années qu'on voit quelque chose de moche?  Ça doit prendre du temps pour finir par vraiment voir, j'imagine.  

Un dernier point de positif à ma vie de "célibataire" : dans ma semaine "sans les enfants", je me suis remise au vélo.  J'ai fait du spinning pendant un an et la seule chose que j'ai détesté, c'est de partir de la maison en début de soirée pour aller pédaler alors que j'aurais préféré enfiler mon pyjama.  J'aurais pu participer aux séances de 17 heures, mais j'avais dont le souper à faire et les bains à donner.  Maintenant, j'arrive du travail, je me "déguise" en cycliste et je pars.  Aucune préoccupation autre que celle de me vider et me défoncer; personne qui "souffre" de mon égoïste besoin d'aller m'évanter les esprits à cette heure-là.

Je terminerai donc ma tirade ici, en mentionnant que je ne sais pas encore quelle couleur aura ma vie la semaine prochaine et encore moins le moins prochain. J'y pense.

samedi 14 avril 2012

L'impression de faire du sur place achève



C'est demain le jour "D" : Pat quitte la maison et il amène les enfants avec lui pour la semaine. Anxieuse? Non. Stressée? Tellement pas. Peinée? J'suis obligée de dire non. Je ne sais pas trop exactement quel qualificatif mettre à ce que je ressens, mais ce qui me vient, vite comme ça, c'est "enfin".

Fini de piaffer sur place, de me débattre avec moi-même pour avancer pareil dans mon quotidien à la maison, de me faire arrêter par le "choker" que j'ai autour du cou... L'étau que je ressens autour de mes poumons tend à se relâcher avec l'arrivée de cette journée. Ce n'est pas drôle de se sentir comme ça avec mes enfants d'abord et mon mari ensuite, je vous le confirme.

Comment en suis-je arrivée-là? Je pense le savoir, mais je n'ai pas le goût de m'étendre sur le sujet pour l'instant. Les réflexions que je fais sur le sujet et les échos que j'en ai de la part de mes proches (et même moins proches) me font dire que j'ai été "cannée" et que je m'y suis laissé engoncer allègrement, de plein gré même si c'est malgré moi (est-ce que ça se peut, ça?).

Maintenant, on est évolué, paraît-il. Nous sommes supposés avoir les outils pour faire sa place dans la vie. Sinon, il y a des psys à la "pocheté", qui ne demandent qu'à ce qu'on aille s'asseoir le derrière sur leurs chaises pour nous dire que nos problèmes remontent à notre enfance et qu'on doit les résoudre pour pouvoir passer à un autre appel. Ça prend toujours un coupable et dans ce cas-ci, ce sont les parents. Ils ont le dos large, eux...

Pas que je veuille laisser porter MA responsabilité à mes parents; je pense qu'ils sont assez peu outillés pour même juste y penser 2 secondes, de toute façon. Non. Ce que je pense, c'est que c'est quand même vrai que mes "bebittes" tirent leurs sources d'eux. Je ne leur en veux pas : ils ont fait ce qu'ils ont pu, avec le peu qu'ils avaient. Comment donner ce qu'on n'a pas reçu? Je pense que ça se peut, mais que c'est sûrement tellement plus difficile.

Sans vraiment en avoir la certitude, je peux affirmer qu'ils ont peu reçu de la part de leurs propres parents. D'un côté, une maman qui a des enfants parce que c'est par-là qu'il faut qu'elle passe nécessairement. Elle en aura 5 par la suite (7 en tout), tous rapprochés, donc rapidement débordée et tellement peu maternelle (opinion purement personnelle, ici). Occupée à voyager, à avoir l'air "glamour", à recevoir (et être reçue) et tellement tout plein d'autres choses que veiller au bien-être de ses enfants. Du même côté, un père absent, qui en a que pour son travail (et ses relations) pour qui les enfants sont tout destinés à être utiles et non juste aimés. Comment voulez-vous qu'un enfant issu de ce milieu-là soit outillé pour s'occuper plus tard de sa progéniture?

De l'autre côté, il y a deux autres parents, davantage préoccupés par leur vie sociale tellement bien remplie, pavée de boisson, de cigarette, de travail et de parties de cartes. C'est difficile de se lever le matin pour faire le p'tit déj. aux enfants et les préparer pour l'école dans ces conditions. Même faire le lavage et les repas n'est pas une priorité pour eux. Les électros sont-là : utilisez-les.

De part et d'autre : une "peine d'enfant"? On ne la voit même pas. Un bobo? Arrange-toi pour ne pas que ça s'infecte. Une chicane? Réglez ça par vous-mêmes. Frigo vide? Fais-toi inviter chez ton ami (e). Bref, débrouillez-vous.

Et bien, c'est mon "passage obligée" dans ma vie parce que mes parents n'ont pas été outillés pour faire autrement. Je ne m'en plaint pas et je ne me roule pas en tite-boule dans un coin; ça n'a pas que du mauvais, cette affaire-là. Très tôt, j'ai appris à faire par moi-même tout ce que je voulais faire; à ne pas attendre personne pour avancer. Autonomie, que ça s'appelle. Par contre, personne non plus pour me dire que, si j'emprunte ce chemin-là, je me pèterai la face. Personne également pour me donner de p'tites tapes dans le dos. C'est triste.

C'est donc plus facile de se laisser mouler que de s'opposer pour tenir sa position. C'est ce que j'ai fait les dernières années. D'autres appelleront ça "faire des concessions". De déterminée, fonceuse et entêtée, je suis devenue "molle", conciliante et plate.

Il y a une chose qui m'énerve dans la vie : quelqu'un qui est toujours accommodant, qui ne dit jamais non et pour qui tout fait toujours. !Décidez, vous! Choisissez, vous! Moi, tout est correct". Mon père est tellement comme ça... Et je suis rendue comme ça aussi. Pas question que ça reste de même! Pas que je n'accepte pas ce que mon père est. Je n'accepte juste pas d'hériter de ce trait de caractère de lui et de le garder.

Un autre trait que j'ai délaissé (de ma mère, celui-là) : garder tout en-dedans et péter un moment donné, quand la pression est trop haute. Pat dirait sûrement que j'excelle dans cet art, mais j'ai un tout autre point de vue.

J'ai tellement pensé et retourné de tous les bords ma décision de me séparer, pesé le pour et le contre, même tenté d'enterrer ça et de passer à un autre appel; rien à faire. Ma décision s'imposait d'elle-même et quand est venu le temps d'en faire part à Pat, j'étais calme et posée. Tout le contraire de ma mère, finalement. Ma mère, elle a sauté une fois et le lendemain, elle quittait mon père pour la vie, avec deux enfants dans ses bagages qui n'ont été informé de rien. On repassera pour la préparation mentale, mettons. J'ai (en fait, on a) pris le temps de parler à mes enfants au lieu de les mettre devant le fait accompli. Là encore, je pense avoir bien agi.

Ceci étant dit, on dirait que je cherche à me justifier... Tant pis. C'est comme ça que ça sort.

Je disais donc que mon impression de faire du sur place achevait. C'est demain, mais ça devait être aujourd'hui. Pat m'avait dit qu'il quittait le 14, mais ça sera le 15. Il n'a aucun bagage de fait, rien de prêt. Je me retiens à deux mains pour ne pas sortir les valises et "paqueter" les choses. Ce n'est pas à moi de faire ça. Je m'occuperai des affaires des enfants demain matin. De toute façon, ça ne sera pas une "vraie" semaine : les enfants doivent venir coucher ici mardi et jeudi également. Je patiente encore, moi qui n'ai plus une once de patience en banque. Je puise dans mes réserves et je respire à pleins poumons.

Qu'est-ce que j'ai au menu dès demain en fin de journée? Rien de spécial. Je ne planifie rien, outre les soupers de mardi et jeudi. En fin de semaine prochaine? Aucune idée. Tout ce que je sais, c'est que je vais y aller 5 minutes à la fois, selon l'inspiration du moment, chose que je n'ai pas faite depuis des lustres.

À suivre...


dimanche 1 avril 2012

Pour le meilleur et pour le pire

Que j'ai juré il y aura bientôt 11 ans. J'ai rompu ma promesse en fin de semaine. Je laisse mon mari. Je nous sépare. Je ne demande pas le divorce maintenant parce que je veux être sûre de ma décision avant d'en arriver-là.

Motivation (si on peut dire ça dans le cas présent) : pu capable de ma vie. J'suis rendue fanée, agressive, impatiente, de mauvaise humeur tout le temps. Je m'énerve moi-même et je suis totalement intolérante face à tout. Un spm continuel à longueur de journée depuis trop longtemps déjà.

Le travail à temps plein, la maison à temps plein, les repas à temps, les enfants à temps plein, le mari à temps plein, tout. Les restos en famille me pèsent; même pas capable d'apprécier la cabane à sucre de la semaine passée. Je ne lis même plus (et dans mon cas, c'est grave, j'pense), je ne fais plus de scrapbooking (je vais d'ailleurs procéder à une vente de feu bientôt), plus de couture non plus. Les seuls moments où je me sens bien présentement, c'est quand je ne suis pas à la maison, sans personne autour de moi. Même aller à un rendez-vous chez la massothérapeute me pèse.

Dépression? Non, je ne pense pas. Je fonce la tête première dans mes journées et j'attaque à pleine barge. Je n'ai pas le goût de rester cacher sous mes couvertures; je veux juste m'évader, être ailleurs.

Ce ne sont pas des raisons suffisantes pour se séparer, j'imagine.

Les raisons valables, je les garde pour moi. Je sais que c'est poche comme argumentation, mais c'est comme ça.

Quand j'en ai parlé à ma belle-mère (la conjointe de mon père) et à des amis qui sont au courant de mon "train de vie", ils m'ont tous dits : "Il était temps que tu t'en rendes compte". Pas que mon mari ne m'aime plus, loin de là, je pense. Depuis que j'ai lâché "la bombe" vendredi dernier, il est à ramasser à la petite cuillère et dit tout pour me convaincre de rester. Je ne lui en veut pas; je le comprends. Et moi, est-ce que je l'aime encore? J'imagine que oui mais je suis trop dans le brouillard pour voir clair présentement. Oui parce que, même si je sais que je le bouscule, j'accepte les délais. Impatiente et prompte comme je suis, ce n'est pas vraiment chose facile dans mon cas. Rupture annoncée à 16:00 et départ à 16:15 serait plus mon genre. Je sais qu'il me faut respecter sa peine et sa douleur. Je sais.

Je sais aussi que ça rajoute à son malheur de me voir être "pas fine", pas coopérative pour deux cennes. J'ai tellement le goût de me jeter à terre et de faire une "crise de bacon" en bonne et dûe forme, comme un enfant de 2 ans. Je trouve ça long, pénible et difficile à vivre. Il sent que je lui en veux. Ce n'est tellement pas le cas : je suis juste "à bout des nerfs", calvaire.

Je n'aspire qu'à être seule, tranquille, pas de télé ni de radio, pas de laveuse, de sécheuse ou de lave-vaisselle qui virent. Le silence total. Personne pour me dire que je vais être fatiguée demain si j'écoute la télé un peu tard ou que je m'attarde à lire. Personne pour me dire que le souper que j'ai fait ne contenait pas assez de légumes. Personne pour me dire que la nouvelle affaire que j'ai cuisiné, pour faire changement, c'est à ne plus répéter, s.v.p. Me laisser traîner, me coucher en plein milieu d'un samedi après-midi gris pis scrapper ma nuit, arrêter de capoter sur les tâches ménagères, manger des nachos-maison 2 repas de suite, avec du Coke pis du chocolat sans me sentir guettée.

À me relire, Pat a l'air d'un tyran... Ben non. Ce n'est pas le cas. Pat a l'air de ce que je l'ai laissé devenir pour moi et je suis devenue ce que je l'ai laissé me faire devenir. C'est beau, ça. Qu'est-ce que ça veut dire, donc? Ça veut dire que je suis maintenant quelqu'un que j'ai de la difficulté à supporter, que je ne m'aime plus beaucoup et qui a de la misère à se sentir. Comment voulez-vous que je redonne au suivant quand je suis amanchée de même? Inconcevable.

J'ai essayé. J'ai tout donné en me disant que ça passerait. Ça n'a pas passé et je sais que ça ne passera plus.

J'ai fait la gaffe de changer mon statut de mariée à séparée sur Facebook : ça n'a pas été trop long que les messages ont fusé de partout. Même en précisant bien qu'il s'agissait d'une séparation et non d'un divorce, certaines personnes de ma belle-famille m'ont fait leurs adieux : "Content de t'avoir connu", "j'espère qu'on se croisera à nouveau un jour", "j'ai bien aimé te connaître"! On croirait lire les messages dans un album de finissants de secondaire 5, viarge!? D'autres m'ont si gentiment apporté leur soutien et surtout leur compréhension, sans jugement. C'est dans les épreuves qu'on constate notre importance dans la vie des autres, c'est vrai.

Je ne sais pas à quel point cette épreuve est féroce pour moi encore. Je me sens égoïste au maximum, tellement entêtée, froide et dure. Je ne sais pas trop non plus pourquoi sortir de ma vie de couple est une question de vie ou de mort. Il ne m'a pas trompé, ne m'a pas battue ni rien de tout ça, mais je ne suis plus capable de continuer avec lui.

Je sais que mon action a des répercussions énormes sur mon entourage : outre mes enfants, ma belle-famille écopera aussi. J'ai de la misère à leur imposer (parce que c'est ce que je fais) ma séparation. Je sais que ma belle-soeur épaulera son frère et accueillera mes enfants comme si c'étaient les siens quand l'occasion se présentera. Je sais que ma belle-mère aura le coeur en miettes et qu'elle s'en fera tellement. Est-ce que je suis capable de les épargner? Non, plus maintenant. Il faut que je décroche parce que si j'écoute mon bon sens, je fais marche arrière, je ravale et je meurs à petit feu. C'est aussi simple que ça.

Je ne parle pas de mes enfants parce que si je pense trop à eux, je m'oublie. Je fais abstraction de mon besoin viscéral de me retrouver, d'apprendre à vivre à nouveau par moi-même, avec moi-même. Si je pense à mes enfants, je m'enterre et je reprends ma vie de couple si vie de couple il peut y avoir dans de telles circonstances.

La nature veut qu'on cherche/trouve toujours un coupable pour chaque situation. La nature m'a désignée ce coup-ci : c'est moi qui fout en l'air la vie de 3 personnes et qui ne pense qu'à elle. C'est moi la méchante qui a larguée une bombe qui fait des dommages collatéraux incroyables. Je sais. Il me faudra apprendre à tenter de me pardonner. Un autre dossier qui se rajoute sur la pile.

En tentant d'être forte, je suis sans-coeur pour Pat. Je sais. Il est déjà si amoché que je devrais au moins être gentille. Je ne me sens pas gentille en lui disant que je ne veux plus vivre avec lui alors comment est-ce que je peux faire pour être d'agréable compagnie si le senti n'est pas là? J'essaierai davantage demain. La patience est une vertu que je ne possède plus.

"5 minutes à la fois". C'est devenue ma marotte au fil des ans quand j'en avais plein les bras, plein le cul et plein la tête. C'est efficace et rassurant. Alors, 5 minutes à la fois et je devrais y arriver. Arriver à quoi? Même pas capable de le dire...

samedi 11 février 2012

Pas vraiment de temps...

... pour mettre mon blog à jour;
... pour faire du scrapbooking;
... pour faire des gâteaux;
... pour écouter la télé;
... pour lire tranquillement;
... pour moi, finalement.

Bienvenue en 2012, dans la vie des gens "normaux"...