... Je serai de retour sur le marché du travail à temps plein. Nous nous (parce que c'est une décision de couple) étions donné une année avant que je trouve LA place, mais ça s'est fait en moins de trois semaines. Mettons que c'est pas mal plus rapide que prévu.
Disons que je n'étais pas "super-confiante" au départ. Jugement de valeur face à mon propre choix de vie (abandonner une "carrière" pour rester à la maison avec les enfants) : je ne vaux plus grand'chose sur le marché de l'emploi. La seule opportunité qui se présentait pour moi (dans ma tête), c'était caissière de soir et de fin de semaine chez Wal Mart (oui, oui : c'est péjoratif). Il était clair pour moi que je me retrouvais à avoir perdu mes acquis professionnels (horaire de travail, salaire, vacances, etc.).
Après une solide mise à jour de mon charmant époux à mon endroit face à mes capacités et à ma valeur sur le marché de l'emploi (il doit le savoir, lui, il embauche (donc fait passer des entrevues) du personnel pour sa compagnie...), il me laisse entendre que ma valeur marchande est beaucoup plus élevée que ce que je crois. Pas question que je retourne travailler pour des peanuts, qu'il me dit! Ok. Pas question non plus de me ramasser avec un horaire de travail de 7h le matin à 17h le soir, donc pas à la maison avant 18h! Ok. Tant qu'à faire, ça te prends au moins quatre semaines de vacances payées, s.v.p. et une possibilité d'y rajouter deux semaines de congés sans solde! Ben oui, rien que ça!? On rajoute à ça des jours de maladies, des absences pour tempêtes hivernales, de la possibilité de travailler à partir de la maison, alouette! Totalement exagéré, impossible et inimaginable pour ma petite personne.
C'est certain que la priorité #1, ça reste les enfants. C'est un besoin viscéral d'être présente pour eux. On (en fait, plus moi que lui...) a fait de la routine notre alliée et c'est important que les enfants ne se retrouvent pas "tout croches" à cause que maman retourne travailler.
Donc, avec l'idée en tête que mon cv ne sera pas attirant parce qu'il contient un trou de sept ans sans occuper d'emploi rémunéré (j'ai rajouté une note à cet effet à la toute fin dudit document) - et noter que je n'ai pas dit sept ans à ne rien faire, nuance - je vais fouiner sur les sites d'offres d'emplois sur le net et je fais parvenir mon cv à une couple d'entreprises où je considère avoir les compétences pour occuper le poste offert.
Surprise! Ça ne prends que deux jours avant que je reçoive des appels. Et là, c'est parti. Je vais d'entrevues téléphoniques en entrevues téléphoniques et de rencontres en rencontres. En tout, j'ai dû passer 7 entrevues téléphoniques, qui ont débouchées sur 5 entrevues en personne, qui ont débouchées sur 2 refus de ma part au final (dont ma toute 1ère entrevue) et sur un emploi à l'autre bout.
Disons que je n'étais pas "super-confiante" au départ. Jugement de valeur face à mon propre choix de vie (abandonner une "carrière" pour rester à la maison avec les enfants) : je ne vaux plus grand'chose sur le marché de l'emploi. La seule opportunité qui se présentait pour moi (dans ma tête), c'était caissière de soir et de fin de semaine chez Wal Mart (oui, oui : c'est péjoratif). Il était clair pour moi que je me retrouvais à avoir perdu mes acquis professionnels (horaire de travail, salaire, vacances, etc.).
Après une solide mise à jour de mon charmant époux à mon endroit face à mes capacités et à ma valeur sur le marché de l'emploi (il doit le savoir, lui, il embauche (donc fait passer des entrevues) du personnel pour sa compagnie...), il me laisse entendre que ma valeur marchande est beaucoup plus élevée que ce que je crois. Pas question que je retourne travailler pour des peanuts, qu'il me dit! Ok. Pas question non plus de me ramasser avec un horaire de travail de 7h le matin à 17h le soir, donc pas à la maison avant 18h! Ok. Tant qu'à faire, ça te prends au moins quatre semaines de vacances payées, s.v.p. et une possibilité d'y rajouter deux semaines de congés sans solde! Ben oui, rien que ça!? On rajoute à ça des jours de maladies, des absences pour tempêtes hivernales, de la possibilité de travailler à partir de la maison, alouette! Totalement exagéré, impossible et inimaginable pour ma petite personne.
C'est certain que la priorité #1, ça reste les enfants. C'est un besoin viscéral d'être présente pour eux. On (en fait, plus moi que lui...) a fait de la routine notre alliée et c'est important que les enfants ne se retrouvent pas "tout croches" à cause que maman retourne travailler.
Donc, avec l'idée en tête que mon cv ne sera pas attirant parce qu'il contient un trou de sept ans sans occuper d'emploi rémunéré (j'ai rajouté une note à cet effet à la toute fin dudit document) - et noter que je n'ai pas dit sept ans à ne rien faire, nuance - je vais fouiner sur les sites d'offres d'emplois sur le net et je fais parvenir mon cv à une couple d'entreprises où je considère avoir les compétences pour occuper le poste offert.
Surprise! Ça ne prends que deux jours avant que je reçoive des appels. Et là, c'est parti. Je vais d'entrevues téléphoniques en entrevues téléphoniques et de rencontres en rencontres. En tout, j'ai dû passer 7 entrevues téléphoniques, qui ont débouchées sur 5 entrevues en personne, qui ont débouchées sur 2 refus de ma part au final (dont ma toute 1ère entrevue) et sur un emploi à l'autre bout.
Au fil de mes démarches d'entrevues (en passant, les entrevues téléphoniques avant de vous convoquer en personne, sur place, ça semble être devenu la norme), mon ego s'épanouissait largement!!! C'est fou comme j'avais de l'assurance! Je devais même probablement paraître au-dessus de mes affaires par moment, je vous l'assure. Effrontée même. En fait, très effrontée. Après ma 1ère entrevue téléphonique, avant même de me faire poser des questions sur mes compétences professionnelles ou encore mes pire/meilleure qualité/défaut, je demandais aux employeurs quel était le salaire offert et l'horaire de travail. Non mais, le temps, c'est de l'argent, non? Aussi bien s'éviter tout de suite d'aller de l'avant dans le processus si on ne m'offre pas ce que je veux, au minimum (je vous l'ai dit que j'étais devenue effrontée), non?
Donc, tout en engraissant mon ego, je tiens juste à mentionner qu'après plus de dix années sans entrevue, j'ai obtenu l'emploi où je me suis présentée lors de ma 1ère entrevue en personne (qui a quand même demandée deux entrevues téléphoniques au préalables, dont une en anglais - tant qu'à se "crinquer" l'ego...). Là où ça ne passe pas, c'est qu'après m'être fait dit que j'obtenais l'emploi, je suis revenue avec mes critères. Ces derniers sont tellement hors norme pour cette compagnie que le monsieur doit aller s'informer auprès de son patron (à qui il ne parle qu'une fois l'an, pour son évaluation salariale et qui se trouve profond aux États-Unis). Retour d'appel après une couple de jours pour me faire dire que ce que je veux, c'est une job à temps partiel (j'ai demandé 37½ heures/semaine) et que je ne trouverai pas ce que je cherche nulle part. Il me prend si je suis prête à augmenter ma disponibilité. Refus de ma part. "Ben, bonne chance d'abord", et il raccroche pas très content.
Je comprends tout-à-fait ce monsieur : sa compagnie en est une de service, qui doit être afficher "disponible" de 7h le matin à 17h le soir. Pas moi. Il le savait lors de l'entrevue et il s'est quand même essayé. C'est correct. Peut-être qu'une personne moins déterminée que moi aurait flanchée. Pas moi.
Bon, passons. Au final, après ce bref processus (même si ça nous a demandé beaucoup de temps, d'énergie et d'organisation), me voilà back on track. Et le plus beau dans tout ça, c'est que c'est selon MES conditions!!! En prime : un travail que je pense être en mesure d'aimer, un environnement de travail plus que "zen" (une dizaine d'employés dans le bureau), un bureau très spatieux et récent, avec fenêtre qui donne sur l'extérieur) et même du temps pour dîner! J'explique : je voulais travailler 37½ heures/semaine, en prenant tout juste un 10-15 minutes (je sais qu'il y a une faute) pour dîner. Ben non! C'est important pour l'employeur que ses employés prennent le temps pour manger!!! On me donne donc ½ heure pour ça et je me retrouve avec un 35 heures/semaine. Écoutez un peu!? Tant qu'à pousser...
Trop beau pour être vrai? Peut-être. Seul l'avenir me le diras. Mais rendu-là, j'ai la chance (grâce à mon mari) de ne pas avoir déniché cet emploi en y étant obligé. Si ça ne "fait" pas à cet endroit, ça fera ailleurs, c'est tout. J'ai bien vu (en fait, je me suis fait montrer par mon mari) qu'il y avait de l'ouverture et surtout de la place pour quelqu'un comme moi (comprendre ici très exigeante et effrontée). Il ne me reste qu'à me parler pour me convaincre que je ne laisse pas tomber mes enfants...
