mercredi 6 juin 2012

Culpabilité, doute, insomnie, colère


C'est ma tasse de thé de ces temps-ci.  Autant je dormais, autant je ne dors plus trop bien.  Le hamster "spin" à fond dans la roulette.

Je me sens coupable.  Coupable de penser à moi, coupable de foutre sans dessus dessous la vie de 3 personnes, coupable de ne plus être aussi présente dans la vie de mes enfants, coupable de tout.  Ça fait que je n'ai pas plus de patience que j'en avais, que je ne suis plus capable de me la fermer et de laisser aller.  Je "feel" cheap.

J'ai le goût de "varger" dans les murs, de gueuler jusqu'à ce que plus aucun son ne sorte.  Pat m'a dit la semaine passée que j'étais comme un volcan; je pense qu'il a raison.  Je n'exploserai pas; je sais me contenir et je vais me contenir.  Je ne suis pas fâchée envers personne; juste envers moi.  Je m'en veux.

Je m'en veux de m'être oubliée, de m'être occupée de tout mon petit monde, d'avoir tout mené à bras-le-corps.  Déception.  Déçue de ne pas avoir eu de partenaire à la hauteur.  Prise de conscience qui fait mal.  Pas à la hauteur moi non plus.  Pas une bonne partenaire non plus.  Échec total.  Je n'ai jamais été une "colleuse", autant petite qu'adulte, mais crime que j'aimerais ça me faire prendre dans des bras solides (ben oui, comprendre ici des bras d'hommes - pas pour autre chose que juste ça).  Juste me faire serrer fort, ben ben fort...  Me recroqueviller en ti-paquet pis pu penser pendant une couple de minutes.  Décrocher de ma tête.

Moment de faiblesse?  Baisse de la garde?  Remords?  Non.  Peut-être : épisode "normal", j'imagine.  Tout ça, ça va avec le doute.  Le maudit doute.  Est-ce que pris la bonne décision, est-ce que je fais les bonnes choses, est-ce que je réfléchis de la bonne façon, etc. etc. etc.  J'imagine que c'est une bonne chose que je me pose tant de questions et que je doute.  Un psy?  Pourquoi?  Je sais ne sais pas encore ce que je veux mais je sais ce que je ne veux plus; c'est déjà ça de pris.  Pas maintenant, peut-être plus tard.  Ça fait une couple de semaines que je pense à appeler mon doc pour qu'elle me fasse la prescription; j'imagine que ça fait son chemin tranquillement pas vite.

Je suis fatiguée aussi; tellement fatiguée.  C'est pas reposant de penser; je plains les génies.  

C'est pas jojo, cette petite réflexion, mais c'est ça pour maintenant.  Je sais que ça ne restera pas comme ça toujours et je me rassure toute seule.  En vieillissant, je conçois plus facilement que c'est vrai que le temps arrange les choses et qu'il faut se le donner, ce temps-là.