vendredi 24 août 2012

Maudit cancer à marde


La nouvelle est tombée cette semaine : une personne très proche de moi en est atteinte. Cancer du poumon avec, "en prime", le cancer des os.  Typiquement familial.  J'ai perdu ma tante Fleur en juin dernier à cause de ces cancers-là, mon oncle Bertrand en octobre d'avant et ma mamie aussi il y a six ans.  Mon grand-père maternel en est aussi mort il y a longtemps.  On s'entend-tu pour dire que le profil familial est nettement dressé?  On a beau s'attendre à se le faire dire un jour ou l'autre et ne pas être surpris par le verdict, ça fesse quand même.  Particulièrement quand on n'est pas "trop vieux" encore.

La pub à la télé, où les gens apprennent la maladie et "revolent" par en-arrière avec leurs chaises, c'est tellement vrai.  C'est l'effet que ça m'a fait.  Je suis sur le cul complètement et j'ai de la misère à en revenir.  Ça me vide et j'ai de la peine.  Intense.

Je sais que "ma parente" ne veut pas qu'on la prenne en pitié, qu'on la couve.  Pas mon intention non plus.  Cependant, je lui ai dit que j'étais-là.  Derrière sa carapace en béton armé, que je sais comment aller percer, elle a de la peine et est sûrement en beau calvaire après la vie.  Sa peine, elle doit l'avoir pour ses enfants particulièrement, j'en suis sûre. Je serai là pour eux aussi, ils le savent.

Reste juste à avaler la pilule.

dimanche 19 août 2012

Le coin-travail de mon p'tit homme

Lui aussi, il est prêt pour sa 1ère année.  Merci à ma tante Ginette pour la livraison personnalisée!


samedi 18 août 2012

Une autre étape de franchie


Le rendez-vous chez la psy est pour ce mardi soir.  Après avoir jasé un brin au téléphone avec, je pense que la connection est pas pire.  Je ne veux rien savoir de payer 80$/heure pour juste me faire écouter : j'ai besoin d'avoir un retour, un avis, un point de vue sur la façon dont j'ai géré ma séparation à ce jour.  J'ai également besoin d'outils et/ou de pistes qui me permettront de savoir ce que je déciderai au final.  Je ne dis pas que ce psy me donnera du "tout-cuit" que je n'aurai qu'à transposer cela dans ma vie par la suite ni que c'est elle qui me dira quoi faire et comment le faire (de toute façon, je ne le ferais pas si c'était le cas - mon esprit de contradiction).  J'espère juste que je sortirai de là avec les idées claires.  Dossier à suivre.

À ma "pas-grande-surprise" (même si j'ai espéré me tromper), c'est moi qui me retrouve avec l'entretien de l'intérieur de la maison et celle du logement en plus.  On m'avait prévenu...  C'était supposé être égal : Pat, l'extérieur et moi, l'intérieur.  Comment on peut mettre ça sur la même ligne, faire la pelouse à la semaine et faire le ménage d'une maison + un 3½?  Peut-être que je calcule mal...  En plus, je fais le ménage total de la maison le samedi et je quitte le dimanche pour la semaine!  C'est même pas moi qui en "profite".  Quand j'arrive au logement, je fais le ménage parce que je n'ai pas été là de la semaine, que ça ne sent pas le "tout frais, tout propre".  Ok, ce n'est pas trop long entretenir 400 p.c., mais une toilette à laver, ça reste une toilette à laver, une douche également de même qu'un plancher, non?  Bah, faut croire que je choisis mes batailles et que celle-là ne fait pas partie des enjeux capitaux de la guerre.  M'en va en parler à la psy, tiens.

Cette semaine, les enfants étaient avec moi.  Il ne leur reste plus qu'une semaine de vacances avant le retour en classe.  Nous avons réussi à bien nous arranger pour ne pas que les trois semaines où nous n'avions plus de vacances à écouler Pat et moi, soient trop dommageables pour nos finances.  Une gardienne à la maison la 1ère semaine, 3 jours payés par du temps accumulé + 2 jours de travail pour moi la seconde semaine et Pat travaillera à partir de la maison la semaine prochaine.  Donc, aucune perte de revenus.  C'est rassurant pour le porte-feuille.

Pendant mes 3 jours à la maison, j'ai identifié et rangé tout le matériel scolaire des enfants, même chose pour leurs vêtements d'éducation physique et leurs espadrilles.  Le ménage de leurs gardes-robes aussi était fait, afin qu'ils repartent à zéro leur ramassage de bricolages, travaux divers et autres. Ils sont prêts, quoi.  Moi aussi, on ne se fera pas de cachette.  Pas que je sois tannée d'eux; ils "virent en rond" des fois et j'ai hâte que leurs méninges soient à nouveaux sollicités.  Ils verront leurs fins de semaine pas mal moins plates que le temps qu'ils passent à la maison présentement, j'en suis sûre.  Plus qu'une semaine avant le retour des collations, des lunchs et des leçons.  Je m'ennuyais pas de ça tellement, par contre.  



mercredi 1 août 2012

Y'a des jours plus difficiles que d'autres


Et aujourd'hui, c'est une journée comme ça.  En fait, davantage une soirée, disons.  Pat et moi en étions à la planification du weekend qui vient, question d'organisation de qui a les enfants, quand et comment, mettons.  Samedi, ma belle-famille fête ma filleule qui a eu 4 ans dernièrement.  N'ayant pas reçu d'invitation officielle comme tout le monde et ne sachant pas si ma présence était requise ou non, j'ai demandé à Pat si j'y allais.  Il m'a répondu que, compte tenu des circonstances, il serait mieux que je n'y soit pas.  Je comprends et je n'y serai pas.  Mais crime que ça me fait de la peine...  Il y a quelques temps, ma grenouille a mentionné à sa maman qu'elle voulait sa Tatie à sa fête.  Je ne m'octroie pas davantage de mérite par rapport à qui que ce soit dans son coeur mais je le sais que j'occupe une tite-place à part (comme elle dans le mien) et je trouve ça vachement dur ce bout-là.  Je sais que ça va passer mais en attendant, c'est triste.
J'ai aussi "obligé" Pat à retourner au loyer ce soir, même s'il était tard, même si c'est juste pour 2 soirs, même si. Sur 10 jours de vacances, j'en suis partie 5 et il était à la maison.  Je sais qu'il déteste l'appartement, je sais qu'il n'aime pas y être, je sais tout ça.  Je me sens méchante, pas fine, coupable de le sortir de sa maison.  Il me dit que je n'ai pas à me sentir comme ça, que j'ai raison de lui "rappeler" l'entente et que c'est correct.  Mais il s'essaie quand même et je n'aime pas ça.  Quand on s'est parlé hier, au téléphone (j'étais au Lac avec les enfants), il m'a dit de prendre mon temps.  Je pense que c'était vraiment pour "bien faire" qu'il m'a dit ça, mais je ne peux m'empêcher de penser que ses propos ont été mentionné dans le but de retarder le plus possible son temps au logement.  Je le savais, avant qu'il me demande de rester coucher ce soir de même que le restant de la semaine, qu'il me le demanderait. 
C'est le genre de conversation qui me vide totalement, qui me siphonne littéralement et qui me cause bien des tourments.  Je sais que je dormirai mal et que ma balance de vacances va en être affectée.  Pas tellement gaie, la madame.  
Torture est le mot qui me vient spontanément à l'esprit quand je pense à ma situation de couple.  Je trouve que je fais durer "le plaisir".  Est-ce que ça serait mieux et/ou plus simple si on finalisait ça maintenant?  Quitte à recommencer à neuf complètement si c'est ce qui doit se passer?  Vendre la maison et tout séparer, se refaire chacun de notre côté?  Je ne le sais pas, mais j'ai tendance à dire oui à toutes ces questions.  Lui?  Je ne connais pas son point de vue. 

J'ai l'impression d'avoir la vie de trois personnes entre mes mains et que tout dépend de moi.  C'est lourd à porter.  Par contre, je ne recule pas : la séparation reste la solution pour moi.  C'est le comment et le "jusqu'à quand" qui me posent problème présentement.  Ça prends quoi pour dire que c'est fini ou que ça continue?  Le psy refait surface.  J'en contacte un demain, probablement.  Pas que je sois mêlée : je pense avoir besoin d'un coup de main pour mettre les choses en ordre.  On verra...  Me semble que je la sers souvent, celle là...