mercredi 1 août 2012

Y'a des jours plus difficiles que d'autres


Et aujourd'hui, c'est une journée comme ça.  En fait, davantage une soirée, disons.  Pat et moi en étions à la planification du weekend qui vient, question d'organisation de qui a les enfants, quand et comment, mettons.  Samedi, ma belle-famille fête ma filleule qui a eu 4 ans dernièrement.  N'ayant pas reçu d'invitation officielle comme tout le monde et ne sachant pas si ma présence était requise ou non, j'ai demandé à Pat si j'y allais.  Il m'a répondu que, compte tenu des circonstances, il serait mieux que je n'y soit pas.  Je comprends et je n'y serai pas.  Mais crime que ça me fait de la peine...  Il y a quelques temps, ma grenouille a mentionné à sa maman qu'elle voulait sa Tatie à sa fête.  Je ne m'octroie pas davantage de mérite par rapport à qui que ce soit dans son coeur mais je le sais que j'occupe une tite-place à part (comme elle dans le mien) et je trouve ça vachement dur ce bout-là.  Je sais que ça va passer mais en attendant, c'est triste.
J'ai aussi "obligé" Pat à retourner au loyer ce soir, même s'il était tard, même si c'est juste pour 2 soirs, même si. Sur 10 jours de vacances, j'en suis partie 5 et il était à la maison.  Je sais qu'il déteste l'appartement, je sais qu'il n'aime pas y être, je sais tout ça.  Je me sens méchante, pas fine, coupable de le sortir de sa maison.  Il me dit que je n'ai pas à me sentir comme ça, que j'ai raison de lui "rappeler" l'entente et que c'est correct.  Mais il s'essaie quand même et je n'aime pas ça.  Quand on s'est parlé hier, au téléphone (j'étais au Lac avec les enfants), il m'a dit de prendre mon temps.  Je pense que c'était vraiment pour "bien faire" qu'il m'a dit ça, mais je ne peux m'empêcher de penser que ses propos ont été mentionné dans le but de retarder le plus possible son temps au logement.  Je le savais, avant qu'il me demande de rester coucher ce soir de même que le restant de la semaine, qu'il me le demanderait. 
C'est le genre de conversation qui me vide totalement, qui me siphonne littéralement et qui me cause bien des tourments.  Je sais que je dormirai mal et que ma balance de vacances va en être affectée.  Pas tellement gaie, la madame.  
Torture est le mot qui me vient spontanément à l'esprit quand je pense à ma situation de couple.  Je trouve que je fais durer "le plaisir".  Est-ce que ça serait mieux et/ou plus simple si on finalisait ça maintenant?  Quitte à recommencer à neuf complètement si c'est ce qui doit se passer?  Vendre la maison et tout séparer, se refaire chacun de notre côté?  Je ne le sais pas, mais j'ai tendance à dire oui à toutes ces questions.  Lui?  Je ne connais pas son point de vue. 

J'ai l'impression d'avoir la vie de trois personnes entre mes mains et que tout dépend de moi.  C'est lourd à porter.  Par contre, je ne recule pas : la séparation reste la solution pour moi.  C'est le comment et le "jusqu'à quand" qui me posent problème présentement.  Ça prends quoi pour dire que c'est fini ou que ça continue?  Le psy refait surface.  J'en contacte un demain, probablement.  Pas que je sois mêlée : je pense avoir besoin d'un coup de main pour mettre les choses en ordre.  On verra...  Me semble que je la sers souvent, celle là...