C'est ma tasse de thé depuis les six derniers mois. D'abord, le choix que j'ai fait de me séparer physiquement de mon mari et d'aller de l'avant suite à cette décision (location de l'appart, garde partagée des enfants, etc.). S'en est suivi un paquet de réflexions à savoir si je retournais en couple ou si j'arrêtais tout ça là. La plupart des gens de mon entourage (direct et indirect) le savent : nous divorcerons. Pat et moi en sommes venus au même résultat, ce qui est quand même bien, non? Nous ne souhaitons plus continuer ensemble notre route, mais nous serons toujours co-équipiers dans la vie de nos enfants; c'est très clair pour nous.
De ce choix découle une panoplie d'autres décisions : le choix du médiateur familial, la séparation de nos biens, la décision à prendre quant à mon futur chez-moi, etc. J'en ai visité des condos, jumelés, maisons de ville et bifamiliales... et j'ai trouvé mon coup de coeur. Mes critères, outre le prix (que j'ai dépassé, bien évidemment), n'étaient pas très compliqués : de la place (salle familiale au sous-sol) pour que les enfants puissent jouer à l'intérieur quand le temps est maussade, trois chambres pour que mes enfants aient la leur (comme à la maison), un emplacement pas trop passant dans Charlesbourg, St-Émile ou Beauport, de la nature pas loin et quelque chose de récent. L'acte de vente est signé, conditionnel à la vente de ma maison ou au rachat de ma part par Pat. Déjà qu'on paie une hypothèque et un loyer, ce n'est pas tellement le temps d'en rajouter davantage, je dirais. Reste à savoir comment ça se règlera chez le médiateur et combien de temps ça prendra avant que ça se règle (je suis toujours aussi patiente (sic!?)). Un autre dossier de presque réglé. Il reste à décider qui garde quoi et combien ça se monnaie, tout ça.
Comme si ces dossiers n'étaient pas assez, j'ai mon ancien employeur (où j'étais avant de faire le choix de rester à la maison avec les enfants) qui m'a appelé vendredi passé à 16:00 pour m'offrir deux emplois (j'ai l'embarras du choix, qu'il dit). C'est parce que c'est environ la 8è fois qu'il revient à la charge, après avoir effacé autant de refus!? Je trouve ça "quelque chose" qu'il me veuille à ce point et ça flatte mon égo mais ça me turlupine cette fois, plus que les autres. Pourquoi? Parce qu'il m'offre des conditions similaires à celles que j'ai présentement mais en rajoute avec les avantages sociaux et le salaire, entre autre... J'veux pas avoir à réfléchir à ça, moi! Je ne veux pas avoir à me poser la question si ça vaut la peine ou pas. Je suis tannée d'avoir à faire des réflexions qui influenceront le cours de ma vie présentement. J'ai le cerveau qui veut me sortir par les oreilles.
Je suis bien où je suis présentement : mes collègues de travail sont devenus des amis et le climat au bureau est très agréable. Comme partout ailleurs, il arrive que ça brasse, mais même quand ça brasse, ça se passe bien. J'apprécie aussi la tâche que j'ai à accomplir alors c'est tout dire, non? Pourquoi j'hésite? Parce qu'un revenu supplémentaire ne serait pas à dédaigner avec les responsabilités qui s'en viennent, qu'un fond de pension serait le bienvenue, tout comme des assurances-médicaments/dentaires. De plus, ça me titille de retourner travailler-là : l'équipe était vraiment stimulante et j'avais un réel plaisir à travailler avec eux. J'ai retrouvé cette ambiance là où je suis présentement et si ça se trouve, j'ai même trouvé plus. Changer quatre vingt-cinq sous pour un dollar : non merci. J'irai probablement m'asseoir avec mon patron demain car je dois donner ma réponse à "l'autre" demain p.m. Mettre cartes sur table, c'est toujours ce que j'ai fait et ça m'a bien servi jusqu'à maintenant. On verra bien...
