vendredi 24 août 2012

Maudit cancer à marde


La nouvelle est tombée cette semaine : une personne très proche de moi en est atteinte. Cancer du poumon avec, "en prime", le cancer des os.  Typiquement familial.  J'ai perdu ma tante Fleur en juin dernier à cause de ces cancers-là, mon oncle Bertrand en octobre d'avant et ma mamie aussi il y a six ans.  Mon grand-père maternel en est aussi mort il y a longtemps.  On s'entend-tu pour dire que le profil familial est nettement dressé?  On a beau s'attendre à se le faire dire un jour ou l'autre et ne pas être surpris par le verdict, ça fesse quand même.  Particulièrement quand on n'est pas "trop vieux" encore.

La pub à la télé, où les gens apprennent la maladie et "revolent" par en-arrière avec leurs chaises, c'est tellement vrai.  C'est l'effet que ça m'a fait.  Je suis sur le cul complètement et j'ai de la misère à en revenir.  Ça me vide et j'ai de la peine.  Intense.

Je sais que "ma parente" ne veut pas qu'on la prenne en pitié, qu'on la couve.  Pas mon intention non plus.  Cependant, je lui ai dit que j'étais-là.  Derrière sa carapace en béton armé, que je sais comment aller percer, elle a de la peine et est sûrement en beau calvaire après la vie.  Sa peine, elle doit l'avoir pour ses enfants particulièrement, j'en suis sûre. Je serai là pour eux aussi, ils le savent.

Reste juste à avaler la pilule.

dimanche 19 août 2012

Le coin-travail de mon p'tit homme

Lui aussi, il est prêt pour sa 1ère année.  Merci à ma tante Ginette pour la livraison personnalisée!


samedi 18 août 2012

Une autre étape de franchie


Le rendez-vous chez la psy est pour ce mardi soir.  Après avoir jasé un brin au téléphone avec, je pense que la connection est pas pire.  Je ne veux rien savoir de payer 80$/heure pour juste me faire écouter : j'ai besoin d'avoir un retour, un avis, un point de vue sur la façon dont j'ai géré ma séparation à ce jour.  J'ai également besoin d'outils et/ou de pistes qui me permettront de savoir ce que je déciderai au final.  Je ne dis pas que ce psy me donnera du "tout-cuit" que je n'aurai qu'à transposer cela dans ma vie par la suite ni que c'est elle qui me dira quoi faire et comment le faire (de toute façon, je ne le ferais pas si c'était le cas - mon esprit de contradiction).  J'espère juste que je sortirai de là avec les idées claires.  Dossier à suivre.

À ma "pas-grande-surprise" (même si j'ai espéré me tromper), c'est moi qui me retrouve avec l'entretien de l'intérieur de la maison et celle du logement en plus.  On m'avait prévenu...  C'était supposé être égal : Pat, l'extérieur et moi, l'intérieur.  Comment on peut mettre ça sur la même ligne, faire la pelouse à la semaine et faire le ménage d'une maison + un 3½?  Peut-être que je calcule mal...  En plus, je fais le ménage total de la maison le samedi et je quitte le dimanche pour la semaine!  C'est même pas moi qui en "profite".  Quand j'arrive au logement, je fais le ménage parce que je n'ai pas été là de la semaine, que ça ne sent pas le "tout frais, tout propre".  Ok, ce n'est pas trop long entretenir 400 p.c., mais une toilette à laver, ça reste une toilette à laver, une douche également de même qu'un plancher, non?  Bah, faut croire que je choisis mes batailles et que celle-là ne fait pas partie des enjeux capitaux de la guerre.  M'en va en parler à la psy, tiens.

Cette semaine, les enfants étaient avec moi.  Il ne leur reste plus qu'une semaine de vacances avant le retour en classe.  Nous avons réussi à bien nous arranger pour ne pas que les trois semaines où nous n'avions plus de vacances à écouler Pat et moi, soient trop dommageables pour nos finances.  Une gardienne à la maison la 1ère semaine, 3 jours payés par du temps accumulé + 2 jours de travail pour moi la seconde semaine et Pat travaillera à partir de la maison la semaine prochaine.  Donc, aucune perte de revenus.  C'est rassurant pour le porte-feuille.

Pendant mes 3 jours à la maison, j'ai identifié et rangé tout le matériel scolaire des enfants, même chose pour leurs vêtements d'éducation physique et leurs espadrilles.  Le ménage de leurs gardes-robes aussi était fait, afin qu'ils repartent à zéro leur ramassage de bricolages, travaux divers et autres. Ils sont prêts, quoi.  Moi aussi, on ne se fera pas de cachette.  Pas que je sois tannée d'eux; ils "virent en rond" des fois et j'ai hâte que leurs méninges soient à nouveaux sollicités.  Ils verront leurs fins de semaine pas mal moins plates que le temps qu'ils passent à la maison présentement, j'en suis sûre.  Plus qu'une semaine avant le retour des collations, des lunchs et des leçons.  Je m'ennuyais pas de ça tellement, par contre.  



mercredi 1 août 2012

Y'a des jours plus difficiles que d'autres


Et aujourd'hui, c'est une journée comme ça.  En fait, davantage une soirée, disons.  Pat et moi en étions à la planification du weekend qui vient, question d'organisation de qui a les enfants, quand et comment, mettons.  Samedi, ma belle-famille fête ma filleule qui a eu 4 ans dernièrement.  N'ayant pas reçu d'invitation officielle comme tout le monde et ne sachant pas si ma présence était requise ou non, j'ai demandé à Pat si j'y allais.  Il m'a répondu que, compte tenu des circonstances, il serait mieux que je n'y soit pas.  Je comprends et je n'y serai pas.  Mais crime que ça me fait de la peine...  Il y a quelques temps, ma grenouille a mentionné à sa maman qu'elle voulait sa Tatie à sa fête.  Je ne m'octroie pas davantage de mérite par rapport à qui que ce soit dans son coeur mais je le sais que j'occupe une tite-place à part (comme elle dans le mien) et je trouve ça vachement dur ce bout-là.  Je sais que ça va passer mais en attendant, c'est triste.
J'ai aussi "obligé" Pat à retourner au loyer ce soir, même s'il était tard, même si c'est juste pour 2 soirs, même si. Sur 10 jours de vacances, j'en suis partie 5 et il était à la maison.  Je sais qu'il déteste l'appartement, je sais qu'il n'aime pas y être, je sais tout ça.  Je me sens méchante, pas fine, coupable de le sortir de sa maison.  Il me dit que je n'ai pas à me sentir comme ça, que j'ai raison de lui "rappeler" l'entente et que c'est correct.  Mais il s'essaie quand même et je n'aime pas ça.  Quand on s'est parlé hier, au téléphone (j'étais au Lac avec les enfants), il m'a dit de prendre mon temps.  Je pense que c'était vraiment pour "bien faire" qu'il m'a dit ça, mais je ne peux m'empêcher de penser que ses propos ont été mentionné dans le but de retarder le plus possible son temps au logement.  Je le savais, avant qu'il me demande de rester coucher ce soir de même que le restant de la semaine, qu'il me le demanderait. 
C'est le genre de conversation qui me vide totalement, qui me siphonne littéralement et qui me cause bien des tourments.  Je sais que je dormirai mal et que ma balance de vacances va en être affectée.  Pas tellement gaie, la madame.  
Torture est le mot qui me vient spontanément à l'esprit quand je pense à ma situation de couple.  Je trouve que je fais durer "le plaisir".  Est-ce que ça serait mieux et/ou plus simple si on finalisait ça maintenant?  Quitte à recommencer à neuf complètement si c'est ce qui doit se passer?  Vendre la maison et tout séparer, se refaire chacun de notre côté?  Je ne le sais pas, mais j'ai tendance à dire oui à toutes ces questions.  Lui?  Je ne connais pas son point de vue. 

J'ai l'impression d'avoir la vie de trois personnes entre mes mains et que tout dépend de moi.  C'est lourd à porter.  Par contre, je ne recule pas : la séparation reste la solution pour moi.  C'est le comment et le "jusqu'à quand" qui me posent problème présentement.  Ça prends quoi pour dire que c'est fini ou que ça continue?  Le psy refait surface.  J'en contacte un demain, probablement.  Pas que je sois mêlée : je pense avoir besoin d'un coup de main pour mettre les choses en ordre.  On verra...  Me semble que je la sers souvent, celle là...


dimanche 15 juillet 2012

Étape par étape - 5 minutes à la fois


J'ai dans l'idée d'aller consulter un psy, question de vraiment savoir si la décision que j'ai prise au sujet de ma séparation est la bonne (mon doute se trouve davantage du côté de "l'après" que du fait d'avoir pris la décision).  Je fais présentement faire l'étude de mon dossier financier par un spécialiste.  Je regarde aussi les jumelés/maisons de ville/condos.  Je ne dors pas beaucoup; je pense, repense et re-repense.  L'incertitude est encore bien présente et je change d'idée aussi souvent que je change de culottes.  

Suis-je fixée?  Non.  Est-ce que j'en sais un peu plus qu'il y a quelques mois?  Oui.  Il me faut avoir une conversation avec Pat afin de savoir où lui est rendu et afin de lui dire où moi aussi, j'en suis (autant que possible, en tout cas).  Il faut dire qu'il s'est passé "un petit quelque chose" la semaine dernière, qui m'a révélé bien des choses dont je doutais jusque-là.  N'allez pas croire qu'un Don Juan (ou autres de la sorte) ait sévi à mon endroit (ou moi face au sien), pas du tout.  Je vous laisse à vos spéculations sur la nature de ce "petit quelque chose".  Donc, conversation à suivre sous peu, j'imagine.

Côté travail, ça se passe très bien.  Très occupée que je suis, je ne m'en plains pas.  J'imagine que l'été, dans le monde de la construction, c'est fou pour à peu près tous ceux qui y travaillent.  Les vacances arrivent et je ne suis pas fébrile plus que ça.  J'ai du potentiel de "work-a-holic", je pense.  Au menu?  Séjours chez mon papa, chez ma maman, dans "ma"région.  J'ai l'intention d'aller végéter sur le bord de "mon" lac, avec mes enfants.  L'incontournable Zoo de St-Fé. sera aussi à l'affiche, tout comme un "détour" chez ma mamie (et peut-être me téter quelques dodos au chalet, tant qu'à y être).  Une visite dans les Cantons-de-l'Est se dessine aussi; toujours du côté de la famille.  Autre chose?  Ouais : le ménage de la maison.  Tout est négligée depuis le jour "S" : les chambres des enfants, le sous-sol, les gardes-robes, les murs, les rideaux, les armoires, la cuisine, etc., etc., etc.  Il me faut ranger les choses d'école de la dernière année des enfants afin de faire de la place pour la nouvelle année scolaire qui commencera sous peu (déjà...).  Mon "bébé" en 1ère année...  que ça va vite.  Ma grande en 2è année... elle a déjà hâte. Du travail sur la planche, comme on dit.  Je réserve ce genre d'activités pour les jours de pluie, tout comme le cinéma potentiel avec les enfants.  Pas de grands événements vacanciers cette année, donc.  Ça fait quand même 4 semaines bientôt que les enfants sont en vacances avec leur papa, qui se fait un devoir de faire activités après activités : la marche est haute pour moi...  Ils vont probablement trouver leurs vacances avec maman ordinaires, que je me dis...  Je n'ai pas la nature d'un g.o., ni la "drive" non plus...


mercredi 6 juin 2012

Culpabilité, doute, insomnie, colère


C'est ma tasse de thé de ces temps-ci.  Autant je dormais, autant je ne dors plus trop bien.  Le hamster "spin" à fond dans la roulette.

Je me sens coupable.  Coupable de penser à moi, coupable de foutre sans dessus dessous la vie de 3 personnes, coupable de ne plus être aussi présente dans la vie de mes enfants, coupable de tout.  Ça fait que je n'ai pas plus de patience que j'en avais, que je ne suis plus capable de me la fermer et de laisser aller.  Je "feel" cheap.

J'ai le goût de "varger" dans les murs, de gueuler jusqu'à ce que plus aucun son ne sorte.  Pat m'a dit la semaine passée que j'étais comme un volcan; je pense qu'il a raison.  Je n'exploserai pas; je sais me contenir et je vais me contenir.  Je ne suis pas fâchée envers personne; juste envers moi.  Je m'en veux.

Je m'en veux de m'être oubliée, de m'être occupée de tout mon petit monde, d'avoir tout mené à bras-le-corps.  Déception.  Déçue de ne pas avoir eu de partenaire à la hauteur.  Prise de conscience qui fait mal.  Pas à la hauteur moi non plus.  Pas une bonne partenaire non plus.  Échec total.  Je n'ai jamais été une "colleuse", autant petite qu'adulte, mais crime que j'aimerais ça me faire prendre dans des bras solides (ben oui, comprendre ici des bras d'hommes - pas pour autre chose que juste ça).  Juste me faire serrer fort, ben ben fort...  Me recroqueviller en ti-paquet pis pu penser pendant une couple de minutes.  Décrocher de ma tête.

Moment de faiblesse?  Baisse de la garde?  Remords?  Non.  Peut-être : épisode "normal", j'imagine.  Tout ça, ça va avec le doute.  Le maudit doute.  Est-ce que pris la bonne décision, est-ce que je fais les bonnes choses, est-ce que je réfléchis de la bonne façon, etc. etc. etc.  J'imagine que c'est une bonne chose que je me pose tant de questions et que je doute.  Un psy?  Pourquoi?  Je sais ne sais pas encore ce que je veux mais je sais ce que je ne veux plus; c'est déjà ça de pris.  Pas maintenant, peut-être plus tard.  Ça fait une couple de semaines que je pense à appeler mon doc pour qu'elle me fasse la prescription; j'imagine que ça fait son chemin tranquillement pas vite.

Je suis fatiguée aussi; tellement fatiguée.  C'est pas reposant de penser; je plains les génies.  

C'est pas jojo, cette petite réflexion, mais c'est ça pour maintenant.  Je sais que ça ne restera pas comme ça toujours et je me rassure toute seule.  En vieillissant, je conçois plus facilement que c'est vrai que le temps arrange les choses et qu'il faut se le donner, ce temps-là.


vendredi 11 mai 2012

Je dors tellement


On dirait que je rattrape les 7 dernières années et demies...  Je me couche vers les 19h30, je m'endors à peine 5 minutes après avoir posé la tête sur l'oreiller et je me réveille aux alentours de 4:30-5:00 le lendemain matin.  Environ 9 heures de sommeil par nuit.  C'est plus du double auquel mon corps s'est adapté durant les dernières années.  

Pour vrai, avant (lire ici, avant ma séparation et bien des années antérieures également), lorsque j'avais dormi un bon 4 heures d'affilées, c'était la norme pour moi.  Et cela, entrecoupé de multiples réveils plus ou moins longs.  Je me levais généralement fatiguée et je trainais de la patte.  J'avais un "down" après le souper mais tout un regain vers 20:00.  J'étais rarement au lit avant 22:00-22:30.  Plus maintenant!  C'est certain qu'à dormir comme je le fais, c'est difficile de faire autrement, mais quand même.  Mais même quand je "pouvais" dormir, je ne dormais pas : je pensais à tout ce que je n'avais pas fait, à ce qu'il fallait que je fasse le lendemain et à ce qu'il me restait à faire sous peu.  Le hamster "spinnait" pas mal à temps plein dans la roulette, mettons.

Je serai honnête : les 1ères semaines qui ont suivi ma séparation, je ne dormais pas trop bien.  Même si mes "anciennes" nuits étaient peuplées de ronflements qui n'étaient pas les miens (sic!?), j'avais toujours bien quelqu'un à côté de moi.  Je qualifierais ce "quelqu'un" de sécurité.  En me séparant, j'ai perdu ma "sécurité" et je pense que ça a nuit à mon sommeil.  Je dormais 1-2 heures, je me réveillais 1-2 heures et je lisais.  Je me rendormais, je me re-réveillais, je re-lisais, etc.  Ça a duré un bon 3 semaines, cette affaire-là.

Maintenant, j'ai toujours besoin de lire (et oui, le goût de la lecture est revenu - j'ai 2 bouquins de lus en 4 semaines) avant le dodo.  Je pense que ça m'est aussi vital que de respirer (ok, j'exagère).  Ça me permet de tirer un trait sur ma journée, de faire une coupure nette et de "m'enfermer" dans ma bulle, sans penser à rien d'autre que l'histoire qui se passe sous mes yeux.  Ça me fait un bien immense, je pense.  Ça faisait des années que je n'avais pas éprouvé autant de satisfaction à lire.  Ouais : même si je suis une croqueuse de livres et que je lis à la vitesse de l'éclair, je me rends compte maintenant que j'avais perdu l'essence même du plaisir de la lecture : l'évasion.  Soupir...

Quoi d'autre?  Bah...  Pat et moi avons trouvé ce qui, je pense, est le compromis idéal pour les enfants : un logement pour celui de nous deux qui n'aura pas les enfants pendant la semaine.  L'autre parent sera à la maison, avec les enfants.  Génial!, que disent plusieurs. C'est vrai que c'est génial pour les enfants et que ça permet à l'autre parent de se retrouver seul avec lui-même.   Mais ça me fait un peu "freaker" de me retrouver dans un sous-sol de maison, rénové à 100% il va s'en dire, mais sous-sol quand même.  Et pas sous-sol chez moi : sous-sol chez quelqu'un d'autre.  Je sais que je vais m'y faire et que je vais tenter de rendre l'endroit aussi agréable que possible, mais ce n'est pas évident pour moi.  Je vois ça comme une 2è maison, où il devrait être agréable de se trouver.  Je ne pense pas que ça sera ça...  Plus comme un "passage obligé", une place où on ne veut pas nécessairement être mais où on n'a pas le choix d'être.  Je sais que je m'y ferai, mais je n'aime pas la sensation que j'éprouve présentement face à ça.

Une autre affaire : c'est fou ce que l'annonce de ma séparation cause comme réflexions chez autrui, tout comme comportements également.  Je m'explique : je me suis fait faire un tattoo, j'ai changé la couleur de mes mèches, je me suis procuré quelques vêtements (que j'ai acheté au Village des Valeurs, quand même), j'ai perdu des kilos, j'ai agrandi mon cercles d'amis (et comprendre ici qu'au pluriel, le masculin l'emporte toujours sur le féminin) et j'en passe!  Commentaires généralisés : "C'est parce que tu te prépares à aller à la chasse que tu fais tous ces changements.  Tu retombes à l'adolescence ou quoi?  Ouin, le prochain qui va te ramasser n'a qu'à bien se tenir" et autres du genre.  Mise à jour générale : je ne vais pas et je ne compte pas aller à la chasse d'abord.  Je n'ai jamais été amateur de bars, brasseries, discothèques et autres du genre et ça n'a pas changé.  Seul bémol : il m'arrive d'aller au 5 à 7 du bureau le jeudi où je n'ai pas les enfants et je suis de retour à la maison vers 20:30.  Tout un événement.  Oui!  Tout un événement dans mon cas!  Cette journée-là, je n'ai pas à me soucier de planifier le souper l'avant-veille, de le cuisiner la veille et de le mettre dans des assiettes, prêt à réchauffer pour le soir où je serai absente.  Pas de collations à faire non plus, de douches à superviser, de lavage à plier, d'arguments à trouver pour que ma sortie, en pleine semaine sur l'heure du souper, passe mieux.  Mais surtout, pas de sentiment de culpabilité parce que j'ai manqué à mon devoir.  C'est plate, mais c'est vraiment comme ça que je le ressentais "avant".  Même si j'avais le feu vert, je sentais que ça coûtait et ça, ça me fait remonter la bile dans la gorge.

Dans la lignée de la mise à jour générale, je rajouterais que je ne retombes pas non plus à l'adolescence.  C'est le commentaire que Pat a fait quand je lui ai dit que je m'étais fait tattouer.  V'savez quoi?  Mon tattoo, ça fait des années que j'y pense.  Je me disais : "Quand tu auras perdu (si un jour, tu perds) les kilos que tu veux perdre, tu iras te le faire faire", entre autre.  Je le sais que Pat n'aurait jamais accepté que j'aille me le faire faire : c'est juste pas dans sa "nature".  Payer pour ça?  Jamais dans 100 ans.  Je n'ai pas fait de régime; j'ai maigri "tout seul" et mon tattoo, je l'ai fait faire parce que j'avais le goût pour moi, tout simplement.  Ça, c'est comme la musique d'Offenbach et/ou de Metallica; c'est pas dans sa nature non plus mais moi, j'ai toujours aimé cette musique-là.  Ben viarge, ça faisait à peu près 15 ans que je n'avais pas écouté ces groupes.  Pas 4 jours en ligne, non!  Juste 5-6 tounes dans le piton, ça fait la job pour un p'tit bout.

Je me demande à quel point j'étais rendue professionnelle dans l'art de la concession et je pense que je ne veux pas trop le savoir, dans le fond.  Trop épeurant voire inquiétant, je dirais.

Tous ces "changements" que je fais et qui s'opèrent en moi, je les fais pour moi, mais tellement juste pour moi.  Purement égoïste et entièrement assumée.  Il n'y a aucune intention ni volonté de ma part de combler le poste (et la place) de l'homme que j'ai quitté par un autre.  Pas que je ferme les yeux et que je ne veux rien savoir des hommes.  Non.  Je suis tellement bien seule et j'apprécie tellement les moments que je passe avec moi-même que je ne veux pas vivre autre chose présentement.  Bien honnêtement, je trouverais ça trop compliqué de me retrouver avec un autre homme présentement.  Et je n'ai juste pas le goût alors ça règle le dossier pour le moment.

Je sais, je sais : le sexe dans tout ça?  Le sexe...  Le sexe...  Il était en hibernation dans mon couple depuis des lustres, avec quelques envolées de temps en temps, mais sans plus.  Là encore, j'ai tendance à prendre le blâme.  Je ne veux pas trop m'étendre sur le sujet (jeu de mot poche, ici), mais je me demande sincèrement comment j'aurais pu faire autrement.  La seule avenue que je vois présentement de ce côté (et ce n'est pas un secret pour Pat - je lui en ai parlé), c'est un bon vieux "fuck friend". Les gros mots, les gros mots.  Je ne cherche pas ça non plus.  Il faudrait d'abord que j'ai des "prospects", ce que je n'ai pas et que je n'ai pas non plus l'intention de magasiner.  Personne dans la mire ni dans le colimateur.  Et puis, soyons honnêtes : on a beau être en 2012 et, parait-il que ça soit "normal" d'en avoir, ce n'est pas dans mes "cordes" : j'en n'ai jamais eu et j'aurais de la difficulté avec le principe même de la chose, je crois.  Je n'ai pas le radar ouvert pour quoi que ce soit qui concerne la gente masculine (parce que je n'ai pas l'intention de virer lesbienne, loin de là), mais je serais complètement aveugle de dire que ma séparation n'a rien changé pour l'espèce mâle qui règne autour de moi.  Même s'ils sont tous bien "casés" et qu'aucune lumière rouge d'alerte potentielle ne s'allume, je sais que leur regard a changé : je le sens.  Ou bien je me fais des "accroires", tout simplement, pourquoi pas?  Je ne me vois pas du tout comme une bombe, loin de là.  Mais j'avoue en tout humilité que je me sens bien dans ma peau et que je dégage fort probablement beaucoup plus d'assurance que j'en avais il y a à peine quelques semaines.  Alors, s'il y a quelque chose qui joue dans les changements que j'opère sur et dans ma personne, c'est là que ça se passe selon moi et non dans la couleur de mes cheveux, mon tattoo ou mes vêtements.

Mes amours d'enfants occupent mon coeur de mère amplement et j'aspire leur rendre la maman qu'ils ont perdu il y a trop longtemps déjà, quand je les voulais tellement que j'en voyais plus clair.  Ça aussi, je l'avais oublié.  Je ne me rappelais plus à quel point je les ai voulu et ça m'attriste bien gros de voir comment je les ai tassé au profit de je ne sais même pas quoi.  Le train-train à faire rouler?  Les tâches?  Je ne pense pas : je pense les avoir "embarqué" dans ma "to do list", avec le reste, et c'est tellement pas drôle de prendre conscience de ça.  Je suis passé à côté de la track et j'ai bien l'intention de rembarquer dessus, pour le bénéfice de mes enfants d'abord et du mien ensuite.  

Ça semble facile, quand je me relis.  Drôle aussi.  Oui, un peu des deux.  Mais un peu seulement.  Je ne me ferai pas d'illusion sur ce qui s'en vient peut-être : solitude, misères financières, entre autre.  J'y pense et je le sais.  J'y repense et je ne le sais plus.  Ça serait tellement plus facile de faire marche arrière.  Ma coiffeuse me trouve courageuse.  Je comprends son point de vue, mais je ne le vois pas comme ça.  C'est vrai que pour tout foutre en l'air et repartir sur autre chose, ça doit prendre du courage.  De l'inconscience aussi sûrement.  Inconsciente, moi?  Non, pas dans ce dossier. Je ne sais pas encore où ça me mènera, cette pause.  Je ne sais pas non plus où ça mènera Pat.  Je parle de moi sans fin, mais je ne sais pas où il est rendu, lui, et s'il s'en va à quelque part non plus.  Il faudrait s'en parler, j'imagine.  Je sens qu'il y a des secrets, des zones grises qui ont fait leurs apparitions dans nos vies.  Normal, sûrement.  Ça fait bizarre, c'est certain. Je réfléchis encore et encore et je ne sais pas trop où ça me mènera.  Présentement, je sais juste où je ne veux pas que ça me mène : à ma vie d'avant, et c'est une bonne découverte pour moi, ça.