dimanche 3 octobre 2010

Je me néglige, je me néglige...

Ça fait un méchant bout que je n'ai pas écrit de nouveau message sur mon blog... Excusez là. Il faut que je me réadapte dans ma routine, avec ma fille qui est entrée à l'école en septembre.
Promis : je me botterai les fesses quelque part cette semaine pour pondre une nouvelle entrée.

jeudi 5 août 2010

Me v'là rendue Madame Avon!!!

Ben oui! Toute une affaire!!! J'espère juste ne pas être trop à l'image de la première que j'ai connue... Petit portrait de cette dernière : elle a aujourd'hui au-dessus de 80 ans, vend toujours Avon (ça doit d'ailleurs être la doyenne de la compagnie :-)), pas nécessairement une belle madame, hyper-chromée et qui sent on ne sait pas trop quoi comme parfum... Mon premier souvenir d'Avon, outre cette doyenne (et c'est vraiment dur de passer à côté), c'est un "lipsil" aux fraises quand j'avais 5-6 ans. Ça remonte à loin, ouf...
Dernièrement, j'avais les talons en feu et c'était rendu que ça me faisait mal quand je marchais. Essaye une panoplie de crèmes apparemment miraculeuses, mais qui requièrent de dormir avec des ti-bas de coton. Pas tellement mon genre. La petite crème non plus, ça va de soi. Par contre, amanchée comme je le suis, je ne perds rien à tenter d'autre chose : Avon a une promotion sur ses produits pour les pieds et ça revient vraiment pas dispendieux. J'essaie donc. Quelle ne fut pas ma surprise de constater, après une couple de semaines, une nette amélioration de ma condition "piédestale"!!! Je repasse donc une commande à la représentante et après réception, j'ai un "flash" : pourquoi est-ce que je ne pourrais pas m'auto-vendre leurs produits?
Et puis, voilà. La responsable de mon coin est passé me voir cet après-midi et j'ai fait le saut : je suis donc devenue représentante Avon. Je ne compte pas vraiment en faire une carrière et je sais très bien que ça ne me donnera pas une fortune (surtout que je ne suis pas vendeuse pour deux cennes!?) mais bon, peut-être aurais-je un petit coup de main d'une très vieille amie de ma belle-maman adorée (et ce n'est pas la vieille friponne dont j'ai parlé au début; celle-ci est beaucoup plus belle et elle sent bonne!!).

vendredi 23 juillet 2010

Une autre carte!


Pour une pendaison de crémaillère :

Bien modestement, je pense que c'est la plus belle carte que j'ai faite jusqu'à maintenant. Par contre, la photo ne rend pas tellement justice à ma création.


mardi 20 juillet 2010

Trois nouvelles cartes



Pour une amie en convalescence :



Pour les deux ans de ma filleule :


Pour l'anniversaire de mon mari :



Je produis davantage de cartes que de pages de scrapbooking présentement, mais je m'efforce d'en faire une ou deux (pages) par semaine. Il faut dire que j'attends impatiemment l'arrivée de la Cricut Expression (elle est en rupture de marchandise au Costco depuis 1 mois et ça devrait entrer à nouveau dans la semaine du 26 juillet) et qu'on dirait que je suis impotente sans Cricut!? Des heures et des heures de plaisir à venir!!!




dimanche 11 juillet 2010

Les vagues de la vie

Que ce soit dans notre vie personnelle ou professionnelle, je pense qu'on en vit tous. Voici ce que j'en pense ou du moins, mon expérience personnelle.

Tout roule comme sur des roulettes dans la vingtaine : vie personnelle & professionnelle. Les parents travaillent, les études se terminent, quelques fêtes familiales, l'achat d'une première maison, etc. C'est assez "prospère" comme période.

Dans la trentaine, les enfants font leur entrée, la vie professionnelle s'asseoit confortablement, on fait quelques rénovations à la maison, on change d'automobile, des fêtes "importantes" sont organisées (60è anniversaire de naissance des parents, par exemple). Plus d'anniversaire de mariage à planifier parce que tout nos parents sont divorcés... Quelques baptêmes, un ou deux mariages encore. Ce qui change ici et qui était peu présent avant, c'est la présence de la maladie. Pas "ma" maladie, mais la maladie des autres : un oncle, une tante, un grand-parent, un ami. Le cancer... Maudite maladie.

Présentement, je suis dans une vague de la vie où le cancer est très présent; quoiqu'il l'ait toujours été (deux de mes grands-parents en sont décédés), j'étais plutôt "insouciante" ou soumise au verdict peut-être parce que c'était "normal" à cause de leur statut de grand-parent. Ce n'est plus le cas. Une maman et une épouse adorée de 52 ans, mère de six enfants de 12 à 30 ans, si dévouée pour son monde; un oncle par alliance de 63 ans (ou à peu près) si présent pour les siens; une "tante", par alliance aussi , d'à peine 55 ans dont la récidive est dure à avaler et dont les filles débutent à peine leurs vies. C'est le cycle de la vie, dira-t-on : naissance, vie, mort. Mais est-ce que la mort ne pourrait-elle pas être plus douce pour les "bonnes" personnes et ne viser que les "mauvaises"? Ben non, bien sûr.

Tout ça pour dire que j'ai hâte que cette vague passe sans, je l'espère vraiment, soustraire des personnes que j'aime à mon existence. Je sais bien que je ne peux garder avec moi tout "mon" monde, mais j'aimerais donc ça qu'il soit épargné. N'est-ce pas-là un souhait égoïste : que la maladie saute sur les autres, pas sur les miens?

vendredi 25 juin 2010

Une carte pour mon papa

Mon papa aura 60 ans le 29 juin prochain. Sa conjointe et moi lui organisons une fête-surprise et il ne se doute de rien, du moins le croyons-nous.
De ce temps-ci, je ne fais pas beaucoup de pages 12x12; ce sont surtout des cartes que je fais. Voici dont ma dernière carte, dans laquelle on pourra insérer l'argent reçu en cadeau pour mon papa et où les gens pourront aussi y inscrire un petit mot s'ils le désirent.






vendredi 11 juin 2010

Femme entretenue

Voilà, c'est "vraiment" officiel : je suis maintenant rendue une femme entretenue! J'étais maman à la maison à temps plein depuis presque 6 ans et depuis cette semaine, mon statut a changé.
J'ai reçu un appel de mon ex-employeur qui voulait me ré-embaucher. Je vous épargne toutes les conditions établies de part et d'autre, mais sachez que presque toutes (oui, oui : toutes) MES conditions avaient été acceptées. Incroyable, non?
Cet employeur, c'était ma deuxième famille. Plus de 40 heures par semaine (sans y être contrainte et travaillées avec grand plaisir) passées avec des gens avec qui ça "fittait" tellement. Tellement, que le travail était "secondaire" : j'entrais au bureau pour passer la journée avec mes collègues et non pour y travailler.
Bref, tout ça pour dire que j'ai été 6 jours à me torturer mentalement, à tenter de trouver le meilleur des deux mondes pour "caser" mes enfants à la garderie, pour trouver des moyens de ne pas sentir que je les abandonne et que je laisse mon mari dans la misère. J'y retourne, je reste à la maison, j'y retourne, je reste à la maison... C'est la marotte qui m'a trotté dans la tête jour et nuit. Pèse le pour et le contre, fouille sur le site internet des garderies, jase avec mon mari (qui me laisse totalement libre), mes enfants (ma fille veut que j'y retourne et mon garçon veut que je reste à la maison) et ma famille (les opinions sont assez divisés).
Six jours de prouesse mentales pour finalement en arriver à réaliser et à prendre vraiment conscience qu'on s'est construit une qualité de vie hors du commun pour des gens de notre âge. D'accord, je me sens comme une extra-terrestre sur ma propre planète parce qu'on a fait le choix que je reste à la maison pour élever nos enfants et m'occuper entièrement de la maisonnée (oui, oui, comme dans les années 50 avec le souper prêt sur la table quand le mari arrive et toute la patente). Nous n'avons qu'une voiture, nous n'allons pas en voyage dans le sud, nous avons encore une télé avec un écran cathodique et ça ne fait que 2½ ans qu'on a un ordinateur dans la maison. Par contre, on suit la vie à NOTRE rythme, au rythme qu'on veut bien lui donner. Comme tout le monde, on a des contraintes mais outre l'horaire de travail de mon mari (et bientôt l'école de ma fille) et le budget, c'est à peu près tout ce qu'on a comme contrainte. On a tout le temps qu'on veut bien avoir et ça, c'est une denrée rare aujourd'hui, je pense.
Donc, en refusant l'offre d'emploi de mon ex-patron, je suis officiellement une femme entretenue. Pourquoi? Parce que je ne désire pas retourner sur le marché du travail pour une autre compagnie que celle-là, à moins d'y être "obligée" par la vie. Et jusqu'à maintenant, la vie est de notre bord, comme on dit. Je sais pertinemment qu'une offre comme celle que j'ai reçu ne se présentera pas deux fois, mais est-ce que mes enfants auront 4, 5, 6 ans (etc) deux fois dans leurs vies? Non. Seul l'avenir me dira si j'ai eu raison de refuser cet emploi rêvé pour moi, mais j'ose croire que je donne le meilleur (et parfois le pire : ça vient avec) de moi-même à mes enfants et à mon mari en étant constamment présente pour eux. Je suis-là depuis le tout début et même s'il y a eu des moments difficiles, je pense que le meilleur est toujours à venir.
Mon mari est à l'aise avec le fait que sa femme reste à la maison et ne rapporte pas une cenne. Mon mari est à l'aise avec le fait que sa femme ne retournera probablement jamais travailler, même si les enfants sont grands. Mon mari est à l'aise avec le fait que sa femme se pognera probablement le "bacon" de temps en temps et ne sera pas productive une journée de temps en temps.
À écrire ce petit texte, je me rends bien compte que cherche à me justifier à moi-même mon refus de cette offre d'emploi plus-que-parfait et que plusieurs prendraient. C'est donc mal vu de rester à la maison plus longtemps que pendant le congé maternité ou entre deux emplois. Je le sais, je le vis tous les jours. Ce n'est pas bien long avant que le : "Tu vas retourner travailler quand les enfants vont entrer à l'école, j'imagine" fasse son apparition dans une banale conversation. Avant cette semaine, c'était une possibilité, effectivement. Plus maintenant ou jusqu'à ce que la vie m'enlève mon mari, sans doute.