vendredi 25 juin 2010

Une carte pour mon papa

Mon papa aura 60 ans le 29 juin prochain. Sa conjointe et moi lui organisons une fête-surprise et il ne se doute de rien, du moins le croyons-nous.
De ce temps-ci, je ne fais pas beaucoup de pages 12x12; ce sont surtout des cartes que je fais. Voici dont ma dernière carte, dans laquelle on pourra insérer l'argent reçu en cadeau pour mon papa et où les gens pourront aussi y inscrire un petit mot s'ils le désirent.






vendredi 11 juin 2010

Femme entretenue

Voilà, c'est "vraiment" officiel : je suis maintenant rendue une femme entretenue! J'étais maman à la maison à temps plein depuis presque 6 ans et depuis cette semaine, mon statut a changé.
J'ai reçu un appel de mon ex-employeur qui voulait me ré-embaucher. Je vous épargne toutes les conditions établies de part et d'autre, mais sachez que presque toutes (oui, oui : toutes) MES conditions avaient été acceptées. Incroyable, non?
Cet employeur, c'était ma deuxième famille. Plus de 40 heures par semaine (sans y être contrainte et travaillées avec grand plaisir) passées avec des gens avec qui ça "fittait" tellement. Tellement, que le travail était "secondaire" : j'entrais au bureau pour passer la journée avec mes collègues et non pour y travailler.
Bref, tout ça pour dire que j'ai été 6 jours à me torturer mentalement, à tenter de trouver le meilleur des deux mondes pour "caser" mes enfants à la garderie, pour trouver des moyens de ne pas sentir que je les abandonne et que je laisse mon mari dans la misère. J'y retourne, je reste à la maison, j'y retourne, je reste à la maison... C'est la marotte qui m'a trotté dans la tête jour et nuit. Pèse le pour et le contre, fouille sur le site internet des garderies, jase avec mon mari (qui me laisse totalement libre), mes enfants (ma fille veut que j'y retourne et mon garçon veut que je reste à la maison) et ma famille (les opinions sont assez divisés).
Six jours de prouesse mentales pour finalement en arriver à réaliser et à prendre vraiment conscience qu'on s'est construit une qualité de vie hors du commun pour des gens de notre âge. D'accord, je me sens comme une extra-terrestre sur ma propre planète parce qu'on a fait le choix que je reste à la maison pour élever nos enfants et m'occuper entièrement de la maisonnée (oui, oui, comme dans les années 50 avec le souper prêt sur la table quand le mari arrive et toute la patente). Nous n'avons qu'une voiture, nous n'allons pas en voyage dans le sud, nous avons encore une télé avec un écran cathodique et ça ne fait que 2½ ans qu'on a un ordinateur dans la maison. Par contre, on suit la vie à NOTRE rythme, au rythme qu'on veut bien lui donner. Comme tout le monde, on a des contraintes mais outre l'horaire de travail de mon mari (et bientôt l'école de ma fille) et le budget, c'est à peu près tout ce qu'on a comme contrainte. On a tout le temps qu'on veut bien avoir et ça, c'est une denrée rare aujourd'hui, je pense.
Donc, en refusant l'offre d'emploi de mon ex-patron, je suis officiellement une femme entretenue. Pourquoi? Parce que je ne désire pas retourner sur le marché du travail pour une autre compagnie que celle-là, à moins d'y être "obligée" par la vie. Et jusqu'à maintenant, la vie est de notre bord, comme on dit. Je sais pertinemment qu'une offre comme celle que j'ai reçu ne se présentera pas deux fois, mais est-ce que mes enfants auront 4, 5, 6 ans (etc) deux fois dans leurs vies? Non. Seul l'avenir me dira si j'ai eu raison de refuser cet emploi rêvé pour moi, mais j'ose croire que je donne le meilleur (et parfois le pire : ça vient avec) de moi-même à mes enfants et à mon mari en étant constamment présente pour eux. Je suis-là depuis le tout début et même s'il y a eu des moments difficiles, je pense que le meilleur est toujours à venir.
Mon mari est à l'aise avec le fait que sa femme reste à la maison et ne rapporte pas une cenne. Mon mari est à l'aise avec le fait que sa femme ne retournera probablement jamais travailler, même si les enfants sont grands. Mon mari est à l'aise avec le fait que sa femme se pognera probablement le "bacon" de temps en temps et ne sera pas productive une journée de temps en temps.
À écrire ce petit texte, je me rends bien compte que cherche à me justifier à moi-même mon refus de cette offre d'emploi plus-que-parfait et que plusieurs prendraient. C'est donc mal vu de rester à la maison plus longtemps que pendant le congé maternité ou entre deux emplois. Je le sais, je le vis tous les jours. Ce n'est pas bien long avant que le : "Tu vas retourner travailler quand les enfants vont entrer à l'école, j'imagine" fasse son apparition dans une banale conversation. Avant cette semaine, c'était une possibilité, effectivement. Plus maintenant ou jusqu'à ce que la vie m'enlève mon mari, sans doute.

jeudi 20 mai 2010

Je suis extrémiste...

... pas intégriste : extrémiste. Pas pareil pantoute!!! Bon, passons sur la sémantique. Oui, oui : je suis extrêmement extrémiste. Je n'ai pas de zone grise : c'est tout blanc ou tout noir. Je travaille ma zone grise, mais les résultats se font encore attendre. Bah! Avec les années, je devrais être bonne pour être noir pâle ou blanc foncé.

J'explique : cette semaine, j'ai décidé de trouver un autre concept de rangement pour mes papiers de scrapbooking (12"X12"). Je les voulais plus accessibles et moins encombrants. Je vais fouiner sur le net et la meilleure solution que je trouve me reviendrait à environ $50. Je trouve que c'est cher payé (même si je l'ai au meilleur prix possible sur http://www.scrapauxpuces.com/) pour des supports à papiers en plastique mou.
J'ai une idée de génie : je vais m'en fabriquer moi-même, en bois. Aussitôt pensé, aussitôt rendue à la quincaillerie! J'achète une planche de 4'X8' en pin (mon mari qui m'accompagne est bien découragé de moi) et je vais au centre de coupe. Un jeune commis tout boutonneux qui n'a pas terminé de muer me demande ce que je veux. "20 planches de 13x13, s.v.p.", que je lui réponds. Son visage est devenu tout rouge et il s'est mis à transpirer... Je le sais que c'est exagéré. Je le sais que ça n'a pas de bon sens et que le jeune commis a besoin de tout son savoir-vivre d'ado (est-ce que ça se peut??) pour ne pas me dire d'aller me louer un banc de scie et de le faire moi-même. Je l'sais, mais ç'pas ça que je veux : trop de taponnage pour moi. Et puis, je n'ai pas le goût de couper tout ça à l'égouine non plus. Donc, le commis répond à ma demande (le client a toujours raison...) et me coupe tous mes morceaux. J'suis toute contente de mon coup et je me mets à la fabrication de mes boîtes à papier le soir même. Ça va quand même bien et je dois avouer que j'aime bien monter mes boîtes. Contente de mon résultat, me v'la-ti-pas en train de m'imaginer faire un DEC en ébénisterie et me dire que je serais probablement bonne en plus! Voilà mon côté extrémiste qui ressort : je fabrique 5 boîtes à papiers, j'aime ça donc rien de moins qu'un cours en ébénisterie pour moi et me voilà partie à fabriquer des meubles!!!

Je me suis redescendue de mon "nuage" toute seule : pas question de retourner sur les bancs d'école, non madame! Trop de trouble, pas le goût, ne veux rien sawouère du tout!?

Faut croire que mon "trip" ébéniste n'était pas assez : dans le même après-midi, nous (mon mari, mes enfants & moi) nous rendons dans un centre jardin acheter des fines herbes et quelques fleurs pour se faire des petites jardinières. Et bien, croyez-le ou non, en me promenant dans ce centre jardin, j'aurais moi-même fait dépenser $3000.00 à mon mari pour que je refasse tout l'aménagement paysager chez nous, moi qui n'ai pas le pouce vert pour deux cennes. C'pas tout! En transplantant nos achats dans nos jardinières, je me vois être la paysagiste en chef pour Terrassement X-Y-Z ayant Lorraine Demers et tous ses clients comme clientèle régulière. Non mais, arrêtez-moi quelqu'un! Là aussi, je suis rapidement redescendue sur terre (jeu de mot poche, ici) : quand est venu le temps de tout nettoyer, l'envie de recommencer s'est très vite dissipée.








mardi 11 mai 2010

Déjà rendue-là

Hier, ma fille a reçu une invitation à la journée d'accueil au préscolaire de sa future école. Ma première réaction? YES! Enfin! Ma deuxième réaction : ohhhhhhh! Pas déjà? Pourtant, cette invitation n'est pas une surprise : j'ai été l'inscrire en février dernier et j'ai été informé de la tenue d'une telle "activité" en juin prochain.
S.N.I. : syndrôme de la nostalgie instantanée. Ça m'arrive parfois. Je pars dans ma tête en rinçant la vaisselle, en pliant des vêtements, en passant la balayeuse. Généralement, ça ne dure pas plus de quelques secondes : mes enfants s'arrachent les cheveux de sur la tête et le retour à ma réalité se fait assez solidement.
Même chose hier : après que ma fille m'eut pété un plomb pour je ne me rappelle plus quoi, la nostalgie de mon "tou-ti-bébé-fille-tout-dodu-mignonne-comme-tout" a fondu comme neige au soleil : enwoye à l'école! Et oui, en bonne mère indigne que je suis, j'ai osé penser ça. Et je l'assume complètement, c'est bien ça le pire.

samedi 17 avril 2010

Tout nue, dans la rue

Est-ce que ça vous arrive de vous sentir comme ça des fois? Ben moi, oui. C'est même présentement le cas. Je sais : j'ai tout et je ne fais pas pitié pour deux cennes. Je sais. Ça ne m'empêche cependant pas de feeler croche. J'me sens comme une extra-terrestre, pas sur la bonne planète (ça va de soi, je sais aussi). J'me sens toute seule dans mon monde (maman à temps plein à la maison), disons que la communication avec mon homme n'est pas facile de ce temps-ci et que j'en arrache avec le comportement de ma fille (ben oui, même si elle n'a que 5 ans). Je consulte hebdomadairement une psychologue pour moi (il paraît que c'est à la mode d'avoir son psy - c'est bien le seul plan sur lequel je suis "in"!?), nous (z'homme et moi) consultons un psy itou pour nous donner des outils avec notre fille, nous (z'homme et moi encore) sommes en "pause thérapie de couple" parce que notre thérapeute est en arrêt de travail. Trop de psy? Peut-être que oui, peut-être que non...
Je n'arrête pas de penser à penser et on dirait que je patauge inutilement. Ben non, je ne suis pas "down" plus qu'il ne le faut. Ben oui, je vais bien quand même. J'ai juste l'impression de travailler après quelqu'un qu'il me faut être et dont je ne suis pas certaine que la sculpture que je fais présentement donnera quelque chose de "potable". Ben oui : je sais qu'on ne change pas nos habitudes et/ou nos comportements sans effort, je le sais. Mais je ne veux pas l'entendre, bon!

mardi 13 avril 2010

Ma visite au Salon International du Livre de Québec

Je m'y suis présentée vendredi dernier avec les enfants et ça ne s'est pas très bien passé. Je vous livre la lettre que j'ai écrite au Salon et que j'ai aussi fait parvenir au quotidien Le Soleil suite à cette expérience. J'ai eu un retour d'appel de la part de la responsable de la scène "jeunesse" du Salon qui ne m'a pas dit grand'chose, finalement. Alors voici de quoi il en retourne (excusez-moi pour la longueur et le manque d'espace entre les paragraphes : je ne suis pas capable de faire mieux avec la mise en page...) :

À qui de droit,
Vendredi matin dernier (le 9 avril 2010), je me présente au Salon International du Livre de Québec avec mes deux enfants de 4 et 5 ans afin d'assister aux "représentations" sur la scène Jeunesse. La 1ère représentation étant à 9:15, nous nous y présentons à 9:05 afin d'avoir des places près de l'avant. Durant les 10 minutes d'attente avant le début, une dame mandatée par le Salon afin de placer les enfants n'arrête pas de nous faire déplacer pour laisser les enfants des garderies s'asseoir. Et bien, nous nous sommes retrouvés derrière la régie sonore, à ne presque rien voir du "spectacle". Pour que mes enfants aient accès à ce qu'il se passait sur la scène, il m'a fallu les monter sur mes genoux, en les soutenants. Je n'ai pas besoin de vous dire qu'ils n'ont pas vu grand'chose... Après la représentation, je vais voir la dame "mandatée" et lui explique que je n'ai pas aimé être tassée au profit des enfants des garderies. Et elle de me répondre : "Madame, vous devez comprendre que nous (Le Salon International du Livre, je présume) priorisons les CPE, garderies et groupes scolaires lors de ces représentations. Les petites mamans comme vous sont peu fréquentes à se présenter au Salon et je me dois de faire de la place pour 6 enfants de CPE d'abord, quitte à tasser les parents et autres enfants". Je la remercie de son information et me dirige sur le champ au "kiosque d'informations" situé à l'entrée, demandant à parler à un responsable et/ou un représentant du Salon.
C'est une dame qui se présente à moi, l'air bien déterminé à régler le "problème". Je lui explique ce qui vient de se passer, lui spécifiant bien que je n'apprécie pas du tout de m'être fait tasser dans un coin avec mes enfants parce qu'ils ne fréquentent pas de garderie ni de CPE du fait que leur maman a choisi de rester à la maison à temps plein avec eux pour les éduquer. Quelle ne fut pas ma surprise de me faire répondre presqu'exactement les mêmes propos que la dame précédente!? "Nous priorisons les groupes scolaires et les garderies/CPE parce que sinon, quels autres enfants se présenteraient au Salon durant le jour", me demande-t-elle. Et bien, les miens et ceux des autres mamans/papas qui sont dans la même situation que moi; ceux que les grands-parents et autres gardent à la maison, etc. La "responsable" du Salon m'a même spécifié que j'étais une sorte de minorité et qu'il me fallait m'y faire.
Je sais que le ratio enfants en CPE/garderie versus enfants à la maison gardés par leurs parents est totalement déséquilibré et que la majorité des enfants fréquentent la garderie ou un CPE, mais est-ce que je dois me priver d'aller au Salon du Livre avec mes propres enfants parce qu'il priorise ces derniers? Non, je ne crois pas. N'aurais-je pas dû être accommodée raisonnablement, en vertu de ma minorité visible, moi une québécoise 100% pure laine?
Soit dit en passant, je conçois très aisément qu'il faille faire de la place, tant au Salon International du Livre de Québec qu'ailleurs, pour les sorties éducatives dans les milieux scolaires et les garderies, mais pas à mon détriment et encore moins à celui de mes enfants.

mardi 30 mars 2010

Production de la dernière semaine

J'ai eu une attaque scrapbooking et voici ce que j'ai "concocté" dans ma crise. Pour ceux et celles qui se demandent pourquoi j'ai caché les visages et bien, comme je vous l'ai mentionné lors de mon "ouverture" de blog, je ne tiens pas à afficher mes enfants, mon mari et ma famille. C'est le pourquoi des trous noirs sur les pages. Le journaling est aussi absent de mes créations; il est à venir ultérieurement... dans mes albums.